Depuis Montpellier, Gaël Descoings traque les vols à prix cassés et partage gratuitement ses trouvailles avec des milliers de voyageurs.
Depuis Montpellier, Gaël Descoings traque les vols à prix cassés et partage gratuitement ses trouvailles avec des milliers de voyageurs. Gaël Descoings compare les tarifs et traque les bonnes affaires : depuis Montpellier, ses trouvailles emmènent les voyageurs aux quatre coins du monde.
À 376 euros l’aller-retour pour la Thaïlande, certains internautes ont d’abord cru à une erreur, d’autres à une arnaque, et l’un d’eux a même demandé, dans les commentaires, si le trajet comprenait « une pirogue ». Rien de tout cela : le billet existait bien, avec une escale au maximum. Il fallait simplement le trouver avant qu’il ne disparaisse..
Avec sa compagne, il épluche chaque semaine les grands sites de réservation, compare les tarifs et partage les offres qui sortent vraiment du lot. , reconnaît-il. Pourtant, le couple ne vend aucun billet et assure ne percevoir aucune commission.
« C’est juste que nous, on cherche beaucoup, beaucoup, beaucoup. Et on connaît aussi comment ça fonctionne. » À quoi ressemble le quotidien d’un « chasseur » de vols ? Gaël Descoings nous dévoile les coulisses de ses recherches, presque naturellement.
Habitués à voyager et à rechercher pour eux-mêmes des billets à petit prix, les deux Montpelliérains décident de partager leurs trouvailles sur Instagram. Une destination, un tarif, un aéroport de départ et plusieurs dates : la recette est simple et trouve rapidement son public.
« Ça a un peu explosé au niveau des abonnés », se souvient le cofondateur. Face à cet engouement inattendu, le couple crée une société pour structurer et protéger le projet,. Lui travaille à l’Université de Montpellier, sa compagne dans le privé, et tous deux continuent donc à alimenter la page sur leur temps libre. Instagram montre toutefois ses limites.
Les abonnés racontent régulièrement qu’un parent ou un proche aimerait profiter des offres sans disposer de compte sur le réseau social. , sourit Gaël Descoings. Le profil de leur audience les surprend d’ailleurs : les 40-60 ans représentent une part particulièrement importante de la communauté. Pour toucher plus facilement ce public, le duo lance donc, envoyée deux fois par semaine avec trois bons plans à chaque fois, soit six offres hebdomadaires.
« On essaye toujours de faire un bon plan au départ de Montpellier parce qu’on a une forte communauté montpelliéraine. On est Montpelliérains, donc on veut vraiment mettre Montpellier en avant. Et puis on aime l’aéroport. » "On essaye toujours de faire un bon plan au départ de Montpellier parce qu’on a une forte communauté montpelliéraine.
On est Montpelliérains, donc on veut vraiment mettre Montpellier en avant. Et puis on aime l’aéroport"Les autres offres peuvent conduire beaucoup plus loin. La Thaïlande à 376 euros aller-retour reste pour l’instant l’une des trouvailles les plus spectaculaires,.
Le couple a déjà repéré New York à 260 euros depuis Barcelone, l’Islande à 80 euros, la Laponie et le village du Père Noël autour de 90 euros, Bali à environ 520 euros ou encore la Corée du Sud aux alentours de 470 euros depuis plusieurs villes. Pour éviter de transformer un billet bon marché en périple interminable, les deux chasseurs de tarifs se fixent une limite :.
Les conditions concernant les bagages varient, elles, selon les compagnies et les billets proposés. Le prix seul ne suffit pas non plus à déterminer si l’affaire est réellement intéressante. Dès les débuts du projet, le couple a construit, avec pour chacune une estimation du tarif moyen et un prix cible nettement inférieur. , explique le Montpelliérain.
Au fil des recherches, l’expérience a pris le relais sur une partie de ce travail : les deux passionnés connaissent désormais suffisamment les ordres de grandeur pour repérer un tarif inhabituel. La méthode reste pourtant artisanale. Pas de programme chargé de dénicher automatiquement les anomalies ni d’outil mystérieux réservé aux professionnels du tourisme.vers Skyscanner lorsqu’une offre mérite d’être signalée. Le couple affirme n’avoir aucun accord commercial avec le comparateur.
Cette indépendance a toutefois un revers : impossible de bloquer un prix ou de garantir qu’il restera disponible plusieurs heures. , généralement moins d’une heure avant l’envoi, avec une indication de la date et de l’heure auxquelles ils ont été constatés. Parfois, même cette précaution ne suffit pas. Un jour, le couple découvre un aller-retour pour la Thaïlande à seulement 220 euros.
Le billet est si peu cher que le créateur commence immédiatement à préparer sa publication. Il rédige le bon plan, ajoute les informations nécessaires, puis effectue sa dernière vérification. L’offre s’est déjà envolée : le billet n’aura finalement jamais été publié. Une autre fois, un vol vers le Vietnam affiché autour de 399 euros est passé à près de 600 euros environ trente minutes après sa mise en ligne.
Le changement a aussitôt été signalé aux internautes. Les prix particulièrement bas provoquent forcément une certaine méfiance, que les fondateurs disent comprendre. Leur réponse tient surtout à la précision des informations communiquées :, et non à une possibilité permanente accessible à n’importe quel voyageur.souligne Gaël Descoings.
"On ne va jamais dire à quelqu’un que tout le monde peut aller en Thaïlande à 375 euros. Le but, c’est de ne pas vendre du rêve aux gens. Tout est transparent". Les prix sont disponibles publiquement et chacun pourrait théoriquement retrouver les mêmes billets avec suffisamment de temps et de méthode.
Le véritable avantage du Chasseur de Vols réside donc dans cette veille et dans la connaissance des tarifs habituels. À cela s’ajoute un critère indispensable pour en profiter :Sur la Thaïlande, un voyageur qui paierait habituellement 700 à 800 euros peut économiser près de 50 % lorsqu’un billet tombe à 375 euros.
En Europe, où certaines compagnies à bas coût proposent ponctuellement des allers-retours autour de 30 ou 40 euros, l’écart avec un billet acheté à 150 ou 200 euros peut être encore plus important. Mais ces réductions supposent parfois de décaler son voyage de quelques jours, de changer de compagnie ou de partir d’un autre aéroport. Une contrainte qui pénalise forcément les personnes liées aux vacances scolaires ou à des congés peu modulables.
Pour les Montpelliérains qui rêvent de long-courrier, regarder uniquement les départs depuis l’Hérault peut justement faire passer à côté de belles économies. , notamment vers l’Espagne, l’Italie ou le nord du continent, mais les grands voyages nécessitent parfois d’élargir le périmètre.
« Quelqu’un qui habite à Montpellier, aujourd’hui, le conseil numéro un s’il veut partir très loin, c’est Barcelone »,"Quelqu’un qui habite à Montpellier, aujourd’hui, le conseil numéro un s’il veut partir très loin, c’est Barcelone" Quelques dizaines d’euros dépensées pour rejoindre l’aéroport catalan en bus peuvent se révéler dérisoires si le billet long-courrier coûte ensuite 300 ou 400 euros de moins.offrent également de nombreuses possibilités pour les habitants de la région, tandis que Paris, Genève ou Bruxelles peuvent devenir intéressants selon le continent visé. , avec la volonté de ne pas concentrer toutes ses trouvailles sur Paris.
Les vols intérieurs en métropole sont en revanche laissés de côté, à l’exception de la Corse, tandis que l’Outre-mer fait régulièrement l’objet de recherches en raison d’une forte demande des abonnés. Avec la croissance de la communauté, le temps consacré au projet ne se limite plus à la chasse aux billets. Les demandes individuelles se multiplient : Bangkok à telle date, un départ depuis telle ville ou encore un séjour précis pendant une période de congés.
Impossible, pour deux personnes qui travaillent à temps plein, de répondre à chaque recherche personnalisée. Cette demande leur donne néanmoins une piste pour la suite. Faire sortir de l’ombre la promenade du Peyrou à Montpellier pour briller… la nuit : quel est ce projet ?afin de ne recevoir que les offres pertinentes pour leur région. Une telle personnalisation nécessite toutefois des compétences techniques et des moyens supplémentaires.
Le duo n’exclut donc pas de faire évoluer le projet, voire de proposer un jour des services supplémentaires ou des recherches sur mesure. Une chose, assure-t-il, ne doit cependant pas changer :« Tout ce qui va vers nos abonnés, on veut que ça reste gratuit et ça restera gratuit. Là-dessus, on ne changera pas de ligne de conduite.
»La maman de Rubis, 3 ans, atteinte d’une maladie très rare, crée une association pour aider sa petite fille Exécution ratée de Christa Pike : on en sait plus sur l'état de santé de la condamnée à mort aux États-Unis
France Dernières Nouvelles, France Actualités
Similar News: Vous pouvez également lire des articles d'actualité similaires à celui-ci que nous avons collectés auprès d'autres sources d'information.
Agression d'une policière à Paris : le parquet ouvre une enquête après une vidéo sidéranteBlocus des lycées - Vidéo : enquête ouverte après l'agression filmée d'une policière à Paris
Lire la suite »
Après 40 ans de production exclusive en Thaïlande, Pandora se tourne vers le Vietnam pour accélèrer son développement en Asie et séduire les jeunes consommateurs avec des diamants de laboratoireLa première marque mondiale de bijouterie a inauguré jeudi 1er octobre à Hô Chi Minh-Ville, au Vietnam, sa première usine hors de Thaïlande. Cet investissement de 150 millions de dollars doit accroître de 50% les capacités mondiales de production du groupe et soutenir ses ambitions en Asie,...
Lire la suite »
Donné 7 375 fois en 1924, ce prénom de nos grands-mères oublié pendant des décennies séduit à nouveau avec 85 naissances en 2025Associé aux générations passées et oublié au début des années 2000, ce prénom féminin amorce une remontée auprès des parents.
Lire la suite »
Que vaut la série « Paul » de Paul Mirabel sur Prime Vidéo ?« Paul », la nouvelle série avec l'humoriste Paul Mirabel, est disponible à partir de ce vendredi sur Prime Vidéo. Inspirante et hilarante à plus d'un titre
Lire la suite »
