Les nuisances olfactives de la station de compostage Valterra, située à Labécède-Lauragais, exaspèrent les élus et habitants de la commune et de villages voisins. Le point.
Les nuisances olfactives de la station de compostage Valterra, située à Labécède-Lauragais, exaspèrent les élus et habitants de la commune et de villages voisins. Le point.
La station de compostage Valterra, située à Labécède-Lauragais, a traité 25 000 tonnes de matières l’an dernier. ©Camille Vernièrescristallise depuis plusieurs années la colère de nombreux habitants. Et notamment depuis son extension, autorisée par la préfecture en 2019. La raison ?
Lesprovoquées par l’activité du site.
« Odeurs épouvantables », plaintes, démarches auprès des autorités… Le sujetdes riverains et élus de la commune et des villages voisins. Tous dénoncent une situation qui se serait « aggravée » au fil des années. Une pétition a d’ailleurs été lancée au mois de novembre 2025 et le collectifvient d’être créé. De son côté, l’entreprise affirme « rester à l’écoute des habitants », rappelant toutefois son.
Elle détaille par ailleurs les mesures engagées et les prochains aménagements destinés « à limiter ces nuisances ». Le point sur ce dossier.pour l’environnement, la santé ou la sécurité), est en service depuis 2016 dans ce petit village du Lauragais audois comptabilisant près de 420 âmes.
À cette période, le site était autorisé à traiter« Il y avait des mauvaises odeurs de temps en temps mais c’était franchement supportable », se souvient Xavier Quemerais, un riverain installé à proximité de la station.
« On n’était même pas contre l’arrivée de cette entreprise. On nous l’a vendue comme une station de déchets verts. Il y a même eu à l’époqueavec la commune. Pour nous, c’était vraiment une bonne démarche en faveur de l’écologie », ajoute la maire de Labécède-Lauragais, Mais la situation a évolué en 2019, lorsque la Préfecture de l’Aude a autorisé l’extension de la station, malgré les« très défavorable » prononcé par le conseil municipalXavier Hedevin.
Ça peut varier de 2 % à 5 % selon les périodes mais on reste toujours globalement sur cette proportionnalité », complète Restaurant, bar épicerie, salle à louer… Ce petit village de l’Aude dispose désormais d’un point multi-servicesl’odeur de la mort. Ces nuisances – plus au moins intenses selon le vent – seraient par ailleurs « de plus en plus fréquentes » selon les témoignages.
, un autre riverain, les a relevées durant ces dernières semaines : « Ça a pué du 7 au 10 août, du 13 au 18 août, du 21 au 24 août, du 1au 6 septembre, du 8 au 10 septembre et du 17 au 23 septembre ». Un autre administré a quant à lui noté toutes les dates concernées depuis trois ans dans un carnet qu’a pu consulter, et encore il y a des jours où il n’étaient pas chez lui pour les relever », analyse Gaëlle Crouves, la représentante du collectif Bol d’air frais.
Amende de 2 700 € pour du cassoulet importé en Australie : le douanier intronisé par la confrérie de Castelnaudary ? Depuis 2020, la mairie de Labécède-Lauragais s’est adressée « de nombreuses fois » à la Préfecture. Ces plaintes ont d’ailleurs entraîné unede la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement en 2020, ainsi que.
« Mais il s’est essoufflé. Les gens étaient désespérés, ne savaient plus comment faire », regrette Gaëlle Crouves. La dernière mise en demeure date quant à elle du mois de mars 2026 et relevait plusieurs manquements, dont une« malgré les plaintes récurrentes ». Depuis, nous sommes au courant de rien.
La seule chose que l’on entend c’est « ne vous inquiétez pas on teste de nouveaux produits » », déplore la première édile. Et Xavier Quemerais d’ajouter : « J’ai envoyé une lettre recommandée au siège situé à Montrouge, je n’ai jamais eu de réponse. J’ai doncBlocage d’un lycée de l’Aude : la direction promet des solutions pour améliorer le confort de travail des élèves Aujourd’hui, les plaignants se disent « désespérés », qualifiant leur quotidien « d’insupportable ».
« Lorsqu’on étend le linge, l’odeur s’imprègne. On est obligé de », s’insurge Bernard Genoud.
« Puis ça arrive même la nuit ! Il fait chaud mais on ne peut pas dormir la fenêtre ouverte,S’il y a quelques années, ces nuisances olfactives étaient perceptibles dans un rayon proche, elles le sont aujourd’hui depuis le centre-bourg et les communes avoisinantes, dont Issel, située à environ.
« Ce n’est peut-être pas aussi fréquent chez nous. Mais c’est aussi intense. La deuxième partie de l’été, c’était insupportable. Lors d’un concert, en milieu de soirée, il y a eu une… Alors qu’on était de l’autre côté du village !
Le pire, c’est quand il n’y a pas de vent dominant, car l’odeur stagne », décrit Henri Poisson. Selon eux, d’autres communes seraient concernées, dontTornade à Pomas : cette association basée à Castelnaudary récolte plus de 1000 € pour soutenir les sinistrésde la commune. Les plaignants à l’initiative de la pétition lancée au mois de novembre, Marie et Philippe Da Cruz, ne savent pas si leur projet pourra aboutir.
Tout droit venu du nord de la France, ce couple comptait : « Nous sommes descendus deux fois, pour la visite et la vente. Personne, ni les anciens propriétaires, ni l’agence, ne nous ont prévenus qu’il y avait cette station juste à côté. Manque de bol, il n’y avait pas d’odeurs ces jours-là. On a misest aussi incertain.
Germaine Candebat explique « ne plus pouvoir se projeter » : « Si on fait des logements, est-ce que les gens vont vouloir rester avec cette odeur ? Et pourra-t-on faire venir des entreprises ou agriculteurs ? »serait aussi impacté : « Il est touché uniquement lorsque le vent est marin.
Il m’a raconté que des femmes enceintesPour Xavier Quemerais, la seule solution serait de déménager : « Ma fille et ma femme sont contre la vente de notre maison mais si ça ne tenait qu’à moi,Kart à pédales, tir au laser, méga paddle… Ce lac accueille des activités insolites entre Toulouse et Carcassonne.
« On donne beaucoup d’énergie, mais on a l’impression qu’on fait tout dans le vide. On a choisi de vivre ici, à la campagne, pour sa tranquillité. Alors que c’est : on doit prendre la voiture pour tout faire, on a moins de services que les plus grosses communes… Mais l’apaisement, on ne l’a pas. On se sentet on ne sait pas comment s’en sortir », s’attriste Laurence Roux, secrétaire de l’association Vivre le village.
C’est cette situation qui a poussé Gaëlle Crouves à relancer le collectif : « Je me suis rendu compte que beaucoup de personnes faisaient leurs démarches de leur côté et je me suis dit qu’il serait plus pertinent de « Il faut tout liquider » : ce commerce de seconde main pour enfants et bébés va fermer ses portes à Castelnaudary. En effet, un arrêté préfectoral de février dernier explique qu’environde lixiviats issus d’un des bassins de rétention ont été déversés dans le fossé en contrebas de l’installation et le long de la route départementale 334.
Une situation télé-déclarée par la station.
« Des parents nous ont confié être », déclare Laurence Roux. La commune reste aussi vigilante quant à la pollution de l’air et à ses cours d’eau attenants, et a récemment demandé des analyses de deux laboratoires différents. Sur ce point, l’entreprise affirme qu’il s’agit bien d’un accident. La pompe reliant les deux bassins aurait été « actionnée par un chauffard » : « Lorsqu’il s’en est rendu compte le lundi en arrivant, le bassin était vide.
Nous avons déclaré l’accident et avons mis en place des prélèvements dans le bassin déversé. Les analyses ont montré unedes quantités et nous avons très rapidement effectué un curage du fossé », indique Camille Vernières.
« C’est une décision personnelle » : l’élu d’opposition Patrice Boyer quitte son groupe et fait cavalier seul à Bram Concernant les nuisances olfactives, Valterra explique qu’une première étude de dispersion d’odeur a été réalisée en décembre. « Mais elle ne correspondait pas à ce que souhaitait notre service instructeur », contextualise la responsable. Après la mise en demeure du mois de mars,La première consistait à prendre un échantillon d’odeur de la plateforme.
En prenant en compte la météo de ces trois dernières années et par le biais de formules mathématiques, les experts ont pu analyser la dispersion. L’autre, la « panache dynamique », consistait à ce que les experts viennent sur place, suivent les odeurs et les évaluent directement sur le terrain. Je leur ai demandé de se rendre là où les plaintes étaient les plus récurrentes. , avec moins d’une unité d’odeur durant moins de 10 % du temps.
La concentration d’odeur imputable à l’installation ne devant pas, selon la législation, dépasser lesplus de 175 heures par an, soit une fréquence de dépassement de 2 %.
« C’est l’équivalent d’à peu près. Soit 30 minutes par jour. Mais si quelqu’un sent cette odeur 15 minutes le matin avant de partir au travail et que l’odeur est présente 15 minutes lors de son retour le soir, il pense que ça a pué toute la journée », éclaire Xavier Hedevin.l’an dernier.
« C’est une solution liquide qui peut être utilisée sur l’agriculture biologique et que l’on met au moment des mélanges. Pour schématiser, ce sont des bactéries qui mangent les odeurs et quia été constatée en début de processus, mais elles ont diminué à la fin. Après, on est sur des processus qui sont assez longs », détaille la responsable de site.
Un dispositif dont le coût s’élèveUn traitement micro-biologique a été mis en place l’an dernier afin de limiter les nuisances olfactives. ©Camille Vernières ».
« On traite ces odeurs comme si c’étaient des odeurs d’élevage, c’est de la mauvaise foi. Ces produits, c’est ce qu’on utilise dans les fermes, mais ce n’est pas du fumier », s’insurge Gaëlle Crouves. Et le maire d’Issel d’enchaîner : « Je les ai rencontrés plusieurs fois et ils m’ont en effet dit qu’il y avait des traitements. Le problème c’est que l’administration s’en tient aux normes, mais.
Je n’ai pas besoin d’être scientifique et d’avoir des études devant les yeux pour constater que ça pue ! » Camille Vernières assure vouloir un traitement « concluant » : « On prend toutes ces plaintes en compte et c’est pour ça que nous allonsde la même marque dès le mois d’octobre. Et nous allons réaliser un autre test avec un fournisseur différent.
» Cette ville près de Toulouse transforme ses cours de récréation pour les rendre plus ludiques, fraîches et inclusivesmis en place par le siège dans le but de rassembler les plaintes.
« Ce numéro nous permet de savoir à l’instant T ce qu’il en est. Car si quelqu’un nous dit « ça puait il y a deux jours », nous ne pouvons rien faire. S’il nous dit « venez chez nous », ça ne sentira peut-être plus à notre arrivée et ça, ce que l’on ne veut pas. Là, quand ils appellent, on sait exactement où ils sont et on vérifie à distance.
Ça nous permet de voir si l’odeur vient de chez nous ou d’ailleurs », explique le directeur développement. Pour la station audoise, 44 appels ont été recensés de trois personnes différentes en 2024, tandis que l’année 2025 comptabilisait.
« Depuis quelques jours, de nouvelles personnes se manifestent », admet Camille Vernières. La direction assure que les plaintes ne concernent que des cas issus des communes de Labécède-Lauragais et Issel,Les plaignants expliquent être « lassés » : « Oui, au début on appelait beaucoup. Mais à force, on s’est résigné ». De nombreux administrés se sont toutefois plaints sur l’application mobile Panneau Pocket.
« Nous avons euAude : cette école près de Castelnaudary va être entièrement rénovée pour faire face au réchauffement climatique Xavier Hedevin explique que ce numéro vert a pu permettre l’amélioration d’une situation concernant une station de compostage située en Isère, où una été mis en place. « Mais le même concept n’est pas faisable à Labécède-Lauragais carrecouvrir la station de panneaux photovoltaïqueset « prendre en considération les nombreuses plaintes des habitants ».
« Dès qu’il y en a une, j’appelle la personne concernée et je lui propose de venir sur la plateforme. Je lui fais visiter les lieux, je lui présente notre système d’arrosage mis en place et je discute avec elle. Nous essayons vraiment d’avoirAlain BucquetLa nouvelle vague de Covid-19 « prend de l’ampleur » en France : quels sont les départements les plus touchés ?
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