Ce Girondin originaire de Saint-Sever a réussi l’exploit, samedi 13 juin, de nager en longueur l’équivalent d’une traversée de la Manche au-dessus du Gouf, malgré des conditions océaniques dantesques.
Dominique Broustau s’était entraîné pendant plus d’un an pour relever cet immense défi. Il tient son « parpaing d’argent », le surnom que ses amis lui donnent en raison de ses modestes qualités techniques en nage.
© Crédit photo : J. B. / SO« Une journée épique ! » : à 62 ans et en rémission d’un cancer, Dominique Broustau a relevé le défi de nager 30 kilomètres au-dessus du Gouf de Capbreton
Ce Girondin originaire de Saint-Sever a réussi l’exploit, samedi 13 juin, de nager en longueur l’équivalent d’une traversée de la Manche au-dessus du Gouf, malgré des conditions océaniques dantesques. Son association Traverser-Vivre a déjà récolté plus de 28 000 euros au bénéfice de la Ligue contre le cancerl est encore sonné de son exploit.
À 62 ans, Dominique Broustau a parcouru à la nage, samedi 13 juin 2026, 31 kilomètres au-dessus du Gouf de Capbreton – presque une traversée de la Manche –, une prouesse étalée sur douze heures. Ce Girondin originaire de Saint-Sever, meilleur rugbyman que nageur,début 2025, après avoir fait un AVC fin 2024, et alors qu’il est en rémission d’un cancer apparu en 2018. Une partie du comité d’accueil présent à l’arrivée de Dominique Broustau à Capbreton, samedi 13 juin.
Une partie du comité d’accueil présent à l’arrivée de Dominique Broustau à Capbreton, samedi 13 juin. , a permis de collecter plus de 28 000 euros au bénéfice des sections girondines et landaises de la Ligue contre le cancer, afin de financer des soins supports aux malades .
« L’eau m’a sauvé la vie » : il s’apprête à nager dans le Gouf de Capbreton après avoir surmonté un cancer et un AVC Dominique Broustau, chef d’entreprise bordelais, se laisse un an pour se préparer à nager 34 kilomètres dans l’océan. Avec ce défi, il souhaite se reconstruire mais aussi lever des fonds pour la lutte contre le cancer « Il n’y avait quasiment jamais de répit, c’était très long.
J’aurais aimé que l’océan soit plus clément »Une journée épique ! Les jours qui ont précédé, avec mon équipe, on avait les yeux rivés sur les prévisions météo et maritimes. Mais le Gouf n’est pas prévisible. On était à plus de 30 kilomètres du large, il y a des variations fortes d’une heure à l’autre.
La houle, les vents, les courants sont changeants. C’est désarçonnant. On a dû changer de cap plusieurs fois, affronter les vagues de côté, de front. Il n’y avait quasiment jamais de répit, c’était très long.
J’aurais aimé que l’océan soit plus clément. On est partis du port confiant, à 3 h 45. J’avais deux bateaux avec moi, un semi-rigide pour tenir le cap et me ravitailler, avec un membre de la SNSM, et un bateau de pêche, avec l’équipement de sécurité et un médecin urgentiste. J’étais hyper encadré.
On est arrivés à 5 heures. Les bateaux tanguaient. Je ne me sentais pas bien. Je me suis dit « aujourd’hui, y’a match ».
Dès la première heure, machine à laver. Pas soif ni faim lors des ravitaillements. Nausée, crispation intestinale, raideur aux jambes. Au bout d’une heure et demie, je remonte sur le bateau et je vomis tout.
C’était horrible. Je me suis remis tout de suite à l’eau.
« Il faut donner sans attendre de recevoir » : à la SNSM, ces bénévoles prêts à tout pour sauver des vies À 22 ans, Tom Castes, nageur de bord, fait partie de l’équipage de la SNSM de Capbreton-Hossegor. À l’occasion des Journées nationales des sauveteurs en mer, il livre les coulisses de cette activité, entre vocation et dangerIl fallait que j’évacue tout de suite cette idée.
J’ai pensé à tout ce que ça voulait dire : l’année et demie d’entraînement, tous les gens qui m’accompagnent, etc. Je me suis accroché à des images reçues la veille d’enfants d’amis. Je ne pouvais pas les décevoir.
« Je n’avais jamais nagé plus de cinq heures et demie. Là, j’ai fait plus du double. On est rentré avec le sourire »J’ai tenu avec des gorgées de Coca, de l’eau sucrée, des bouts de céréales. Je me suis concentré sur mon gainage et j’ai laissé mes jambes inertes, pour ne pas cramer de l’énergie.
Mais j’étais vraiment très fatigué, toute la journée, j’étais en surrégime. Vers la fin, sur les tout derniers kilomètres, arrivé à la douzième heure, j’ai eu comme une alerte dans mon cerveau, j’ai pensé à mon cœur, je me suis dit : « Tu rentres en zone dangereuse, tu peux faire une syncope. » J’ai dit à mon équipe : « On arrête. » Malgré tout, je n’avais jamais nagé plus de cinq heures et demie.
Là, j’ai fait plus du double. On est rentrés avec le sourire. La 3e édition de la traversée du Bassin a lieu dimanche 28 septembre. 80 nageurs relieront le Cap Ferret à Arcachon afin de soutenir la SNSMMon défi, désormais, est de parcourir symboliquement le millième kilomètre à la nage à l’automne, après quoi je clorai la cagnotte. Il m’en reste encore 160 pour boucler la boucle.
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