The Shards, Dolly Parton et Sunset Boulevard : dans les coulisses du défilé August Barron printemps-été 2027

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The Shards, Dolly Parton et Sunset Boulevard : dans les coulisses du défilé August Barron printemps-été 2027
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Direction Hollywood. On a discuté avec le duo August Barron de sa nouvelle collection, présentée à La Cigale lors de la Fashion Week parisienne. Son thème ? “Wall of Fame”.

Mais c'est à Aubervilliers, au nord de Paris, que l’on rencontre le duo - auparavant All-In. Parmi les figures les plus adoubés de la scène parisienne indépendantes, Bror August Vestbø et Benjamin Barron, finalistes du LVMH Prize en 2025, poursuivent leur trajectoire originale.

À deux jours du défilé qu’ils présenteront dans l’emblématique salle de concert parisienne, au pied de Montmartre, les deux créateurs avouent être “un peu hetiques”.

“Mais on a hâte”, reprennent-ils en choeur. Pour cette nouvelle collection, c’est dans les œuvres du septième art et sur les collines d’Hollywood qu’ils sont allés chercher l’inspiration. On y croise des Playboy Bunnies, une star du porno, une ancienne starlette hollywoodienne, une jeune actrice en audition aux airs de Debbie Harry… Bref, tous ces personnages qui traversent le vieil Hollywood et la vallée de San Fernando.

Des films de, ils nous parlent des références qui ponctuent cette nouvelle collection, mais aussi de leur processus créatif et de cette obsession contemporaine pour la célébrité, qu’Andy Warhol avait déjà auscultée dès les années 1960. Rencontre parisienne quelques jours avant leur show théâtral sur la scène de La Cigale qui s'est transformé en véritable soirée teenager aux accents 80's, ponctuée de Cendrillon party girl, entre glamour vintage et allure indie-sleaze.

La collection a commencé avec le filmde Billy Wilder, l’hiver dernier. On s’est ensuite inspirés d’autres films tournés à Los Angeles. On a regardépar exemple, parle de gens qui travaillent dans l’industrie du porno dans les années 1970, mais il y a aussi une histoire de meurtre. Au final, on a décidé de construire le défilé autour d'une galerie de personnages disparates, pour qu’il ressemble à un collage de figures hollywoodiennes.

D’abord, un sentiment de désillusion, mais aussi une forme d’espoir : l’espoir de préserver une certaine image, de poursuivre quelque chose qui n’existe peut-être pas, ou qui n’a peut-être jamais vraiment existé. Et vous-même, en tant que designers, est-ce que vous poursuivez cette idée de célébrité ? Cette fameusedont parlait déjà Andy Warhol et dont il prédisait déjà en 1979 : “à l'avenir, chacun aura droit à 15 minutes de célébrité mondiale. ” Non, je ne dirais pas ça.

Mais je pense qu’il y a quelque chose de très universel dans ces personnages. C’est quelqu’un qui a envie d’être vu, d’une certaine manière, et c’est quelque chose que nous faisons tous. Ce qui est intéressant, c’est cette idée d'une personne qui est obsédé par la création d’une version de lui-même qui n’est pas nécessairement celle qu’on lui a donnée, mais celle qu’il choisit de devenir.

Les personnages sur lesquels nous travaillons sont des archétypes des années 1930 aux années 1970. Mais je pense que, dans les notes de presse écrites par Natasha Stott, il y a aussi cette idée de la manière dont se construit la célébrité aujourd’hui. Elle est devenue plus petite, plus accessible, avec l’idée que tout le monde peut être une star. Êtes-vous déjà allés à Hollywood ?

Oui, c’était aussi l’un des points de départ de la collection. Nous sommes allés là-bas avec des amis qui sont musiciens et nous avons filmé des vidéos pour leur dernier album,. Nous avons fait un road trip, c'était génial. Je pense que l’énergie de Los Angeles a vraiment été importante dans la création de cette collection.

Mais au-delà de ça, je pense que nous avons toujours été inspirés par la pop culture, dont Hollywood est le pinacle. Il y a notamment une pièce principale de la collection que je peux vous montrer. Ce sont des pièces que nous appelons “undone”. L’idée est qu’elles s’ouvrent à l’arrière.

Il y a cette notion de ce qui se trouve sous le vêtement, d’être à l’intérieur du personnage, ou d’ajouter quelque chose au personnage. C’est une façon de jouer avec l’idée d’être en uniforme et de ne pas l’être. On le voit notamment dans les vêtements inspirés des "Playboy Bunnies", qui sont mélangés à des corsets.

Il y a aussi cette robe en satin, qui reprend cette idée de: elle ressemble presque à un costume dont on sortirait après une pause cigarette, avec quelque chose qui s’ouvre progressivement. Dans nos dernières collections, nous avons toujours été intéressés par ces moments de transition, par ce qui se passe lorsque l’on n’est plus vraiment en uniforme. Sept Ans de réflexion, bien-sûr !

Cette fameuse scène sous la bouche de métro et la robe qui se soulève dans le courant d’air. Ce sont des images qui ont déjà été maintes fois reprises et réinterprétées. On retrouve aussi notre propre interprétation de la robe de Marilyn, ainsi que des vêtements qui “volent" comme si on était dans un cabriolet. C’était un autre thème important de cette collection.

Le Playboy Bunny ! C’est un mélange de différentes époques d’Hollywood : les années 1930 et 1940, Marilyn Monroe, Marlene Dietrich… Mais il y a également des éléments sportifs des années 1970, qui renvoient davantage à des personnages qui rêvaient de devenir acteurs mais qui finissent par travailler dans l’industrie pornographique. Il y a également des références plus contemporaines à Hollywood. On crée parfois un vêtement et on se dit qu’il ressemble à Lady Gaga.

, signé Ryan Murphy et adaptée du roman éponyme de Bret Easton Ellis ? Elle aussi ausculte l'univers chiaro-scuro du Los Angeles des années 1980… Oui, on a vraiment aimé. J’ai trouvé les costumes et le design incroyables. Avec Jordan Roth, c’était incroyable.

C’était très agréable et amusant à regarder. On a toujours dit Dolly Parton. Elle a été une grande source d’inspiration pour nous. Cher, Madonna… Ce serait très excitant.

Madonna fait partie de nos plus grandes inspirations. Et Lady Gaga aussi. Bref, les pop divas. Ce qui est excitant dans un défilé ou une collection, c’est l’inattendu.

Le plus excitant, c’est d’être ensemble et de créer quelque chose que l’on ne peut pas prévoir.

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