Lors du dernier conseil communautaire, les débats ont été animés concernant les projets de direction commune et de la route des Polonais. Les élus ruraux se sont fait entendre.
Lors du dernier conseil communautaire, les débats ont été animés concernant les projets de direction commune et de la route des Polonais. Les élus ruraux se sont fait entendre.ou poids lourds vont se croiser ?
C’est ce que craignent des élus ruraux qui ont interpellé le président de la CABS lors du dernier conseil communautaire. La maire de Brutelles et agricultrice, Aurélie Thomas, a fait savoir : « le projet des travaux route des Polonais avec un rétrécissement prévu de la chaussée est déconnecté du terrain. Cette solution retenue de réduire la largeur de la route est inadaptée à la réalité de cet axe structurant.
Le croisement sera possible uniquement à vitesse réduite et sera impossible pour deux poids lourds ou tracteurs qui vont se croiser. »Aurélie Thomas demande « il faut prendre en compte le flux réel et revoir la copie. Il est nécessaire d’ouvrir un dialogue avec les personnes impactées. » Même sentiment et même inquiétude chez le maire de Yonval Christian Lesenne : « des agriculteurs qui habitent dans ma commune empruntent régulièrement cette voie pour aller dans leurs parcelles.
Ils n’ont pas été intégrés dans la boucle et sont prêts au dialogue. Je souhaite qu’il y ait des compromis car ça va poser des problèmes quand un tracteur va rencontrer un camion. »Le président de la CABS, Angelo Tonolli, a répondu en voulant rassurer les représentants du monde agricole : « il n’est pas question de contraindre l’accès aux agriculteurs. C’est un projet construit avec le Département.
Une réunion est prévue prochainement avec la profession agricole. » Angelo Tonolli reprend sa casquette de maire d’Abbeville pour indiquer : « si on élargit la voie, on supprime la moitié des stationnements pour réaliser une piste cyclable. Et je raisonnerai en premier lieu pour les riverains. C’est un axe urbain où habitent des centaines de personnes qui se retrouveraient sans solution pour stationner leurs véhicules.
» L’élu poursuit : « pour rappel, c’est une voie interdite aux camions. Concernant la livraison d’Aldi, il n’y a pas 25 camions par jour. Il n’y a pas de solution idéale… Le Département nous met en difficulté sur ce dossier. N’oublions pas que c’est une entrée d’Abbeville très peu qualitative où des travaux sont nécessaires.
En tout cas, on va travailler le mieux possible avec les agriculteurs. »Ce n’est pas une surprise : le souhait d’une direction commune entre la Ville d’Abbeville et la CABS voulu par le maire-président Angelo Tonolli n’a pas recueilli l’unanimité auprès des élus communautaires.
Pour présenter cette mutualisation de la direction et des services des deux collectivités, Angelo Tonolli a indiqué : « nous souhaitons que la réponse fiscale et tarifaire ne soit pas la seule réponse pour redresser la barre de cette collectivité qui souffre. Nous avons ainsi travaillé à une réorganisation de notre fonctionnement en analysant chaque compétence. Parallèlement, un audit organisationnel a été lancé dans la plus grande transparence.
»Angelo Tonolli ajoute : « la volonté est de mutualiser certains services pour générer des économies budgétaires durables et améliorer les conditions de travail des agents. On va organiser un grand mercato ! La première étape est de faire évoluer le poste de la DGS pour qu’il soit commun avec Abbeville. » Le président de poursuivre : « une réflexion sera menée pour supprimer des doublons, harmoniser les pratiques et gagner en efficacité.
L’agglo resterait l’employeur principal de la DGS à hauteur de 55 %. Ce n’est une surprise pour personne. » Une réorganisation qui n’est pas du goût de Philippe Walrave : « je suis très sceptique. On nous demande de valider une mutualisation avant le résultat de l’audit.
La Ville et l’Agglo ont des compétences différentes. Les fusions sont souvent des gouffres financiers, il faut craindre pour notre ruralité. » Angelo Tonolli qui affirme « je me désolidarise de vos propos » a précisé : « il n’est pas question ici de fusion mais de mutualisation. Personne n’absorbe personne.
Une convention qui peut se défaire ou évoluer si ça ne fonctionne pas. L’autonomie juridique des deux entités est maintenue. » Philippe Delohen confirme les arguments du président : « des efforts sont faits depuis 6 mois et sont concrets. C’est vital pour la survie de notre collectivité » tout comme Christian Lesenne affirmant « cela va offrir des opportunités.
» La préfiguration du service commun de la DGS entre la Ville d’Abbeville et la CABS a été votée à la majorité : 50 pour, 16 contre et 11 abstentions. La maman de Rubis, 3 ans, atteinte d’une maladie très rare, crée une association pour aider sa petite fille Exécution ratée de Christa Pike : on en sait plus sur l'état de santé de la condamnée à mort aux États-Unis
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