Réforme des retraites 2027 : âge de départ, cotisation et capitalisation, les positions des candidats

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Réforme des retraites 2027 : âge de départ, cotisation et capitalisation, les positions des candidats
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À l'approche de la présidentielle 2027, les candidats affichent leurs positions sur la réforme des retraites : âge de départ, durée de cotisation, pénibilité et capitalisation.

À gauche, plusieurs prétendants veulent revenir sur la réforme des retraites de 2023. À droite et au centre, les projets vont du report de l’ âge de départ à une transformation du système, avec davantage de capitalisation. Tour d’horizon des positions connues au 30 septembre 2026. 60, 62 ou 65 ans ? À l’approche de la présidentielle, la question de l’ âge de départ revient au premier plan. Mais elle ne résume pas le débat. Durée de cotisation, pénibilité, niveau des pensions et financement opposent aussi les candidats. Tous n’ont pas encore présenté un programme complet ; certaines propositions peuvent donc évoluer d’ici au scrutin.

Les propositions à gauche sur l'âge de départ

Jean-Luc Mélenchon veut abroger la réforme de 2023. Le dirigeant de La France insoumise propose de revenir d’abord à 62 ans, puis d’instaurer le plus vite possible la retraite à 60 ans avec 40 années de cotisation. Un départ à 60 ans resterait possible sans avoir validé toutes les annuités, mais la pension serait alors calculée au prorata.

François Ruffin, candidat du mouvement «Debout !», défend lui aussi un départ possible dès 60 ans après 40 années de cotisation. Il insiste sur les différences entre métiers : à ses yeux, la pénibilité et l’âge auquel une personne a commencé à travailler doivent compter dans les conditions de départ. Il souhaite notamment permettre des départs anticipés dans certains métiers qu’il qualifie d’essentiels.

Marine Tondelier, cheffe des Écologistes, souhaite supprimer la réforme de 2023 et revenir immédiatement à 62 ans. Elle fixe ensuite le cap d’un départ à 60 ans, en donnant la priorité aux personnes qui ont commencé à travailler tôt ou occupé un emploi pénible. Le calendrier et les modalités précises de cette seconde étape restent à définir.

Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, engagé dans la primaire de la gauche, propose un retour à l’âge légal de 62 ans. Il ne souhaite toutefois pas appliquer les mêmes conditions à tous : la durée de cotisation devrait, selon lui, tenir compte de la pénibilité des métiers. Il évoque également une contribution liée à l’intelligence artificielle pour aider à financer la protection sociale.

Raphaël Glucksmann, dirigeant de Place publique, veut supprimer la réforme de 2023, sans annoncer pour l’instant un nouvel âge légal valable pour tous. Il met plutôt l’accent sur la pénibilité et sur l’emploi des seniors. Sa position laisse ouverte la possibilité que certaines personnes travaillent plus longtemps, selon leur parcours professionnel.

Fabien Roussel n’a pas encore présenté de projet détaillé sur les retraites pour 2027. Lors de la présidentielle de 2022, le candidat communiste défendait la retraite à 60 ans à taux plein. C’est un repère sur sa ligne politique, mais pas encore une proposition actualisée et chiffrée pour le prochain scrutin.

À droite et au centre : report de l'âge et capitalisation

Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national, propose un âge légal de 62 ans pour la majorité des actifs. Les personnes ayant commencé à travailler avant 20 ans pourraient partir dès 60 ans, à condition de totaliser 40 annuités. Le RN défend ainsi une distinction fondée sur l’âge d’entrée dans la vie active, plutôt qu’un retour général à 60 ans.

Nicolas Dupont-Aignan, candidat de Debout la France, met notamment en avant le niveau des pensions : il veut maintenir leur indexation sur l’inflation. Pour les générations futures, il propose que l’État place 10.000 euros à la naissance de chaque Français dans un fonds public. Le capital accumulé serait accessible à 60 ans et servirait de complément de retraite. Cet âge de 60 ans concerne l’accès au capital proposé, et non, en lui-même, un nouvel âge légal de départ.

Éric Zemmour, dirigeant de Reconquête, évoque un départ à 64 voire 65 ans. Il souhaite également faire évoluer progressivement le financement des retraites en donnant davantage de place à la capitalisation, plutôt qu’en s’appuyant uniquement sur la répartition. Il n’a toutefois pas encore détaillé l’ensemble des modalités de son projet pour 2027.

Gabriel Attal, ancien Premier ministre, défend une rupture avec le débat traditionnel sur l’âge légal : il voudrait, à terme, le supprimer. Le montant de la pension dépendrait alors de la durée cotisée et du moment choisi pour partir : un départ plus précoce donnerait une pension plus faible, un départ plus tardif une pension plus élevée. Il propose aussi une part de capitalisation, notamment amorcée par un versement public de 1.000 euros à la naissance. Ses paramètres précis restent à fixer.

Édouard Philippe, candidat d’Horizons, veut prolonger la trajectoire de la réforme de 2023, puis porter progressivement l’âge légal à 65 ans et la durée de cotisation à 45 ans, en moins de dix ans. Il prévoit des possibilités de départ anticipé pour certaines carrières ou situations de santé. Son projet comprend aussi un complément de retraite par capitalisation, obligatoire et collectif pour les salariés.

Un débat qui dépasse la question de l'âge

La question de l’âge de départ ne résume pas le débat sur les retraites. Durée de cotisation, pénibilité, niveau des pensions et financement opposent aussi les candidats. Tous n’ont pas encore présenté un programme complet ; certaines propositions peuvent donc évoluer d’ici au scrutin.

Les propositions connues au 30 septembre 2026 montrent des clivages profonds. À gauche, la volonté de revenir sur la réforme de 2023 domine, avec des modalités variables. À droite et au centre, les projets vont du report de l’âge de départ à une transformation du système, avec davantage de capitalisation. Ces divergences annoncent des débats importants lors de la campagne présidentielle.

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