C’est une opération d’intimidation », prévient Mohamed Bourras, délégué syndical CGT chez Carrefour - Supply chain qui faisait partie des 11 représent...
Devant la mobilisation d’un tiers des salariés de Carrefour–Supply Chain à Saint-Gilles, la direction avait envoyé 11 représentants du personnel au tribunal. Elle a été déboutée.
Près de 150 salariés ont fait grève fin septembre au Carrefour-Supply chain de Saint-Gilles dans le Gard. PHOTO UD CGT 30 », prévient Mohamed Bourras, délégué syndical CGT chez Carrefour - Supply chain qui faisait partie des 11 représentants du personnel envoyés par le groupe devant le tribunal mercredi 23 septembre.
« C’est un message que la direction a voulu faire passer et qui ne s’adresse pas qu’aux salariés de Saint-Gilles mais à tous les salariés de Carrefour. Ce message est simpleSi vous vous mobilisez pour vos conditions de travail et vos salaires, la seule réponse sera les tribunaux". Le dialogue social chez Carrefour passe par les tribunaux.
D’ailleurs, nous, à Saint-Gilles, nous avons plus de 200 dossiers devant les conseillers prud’homaux.l’application d’un accord signé en 2007 sur l’harmonisation de l’intéressement à la productivité qui doit atteindre 25% du salaire de référence». L’intersyndicale reproche à Carrefour de ne pas appliquer cet accord sur la plateforme de Saint-Gilles. D’après son calcul, cette harmonisation permettrait aux salariés de toucher entre 100 et 120 euros de plus selon leur poste.
Sur les 420 salariés du site, près de 150 ont donc participé au mouvement de grève parce que « comme beaucoup de salariés en France, ça devient très compliqué de finir le mois notamment à cause d’un prix de l’essence à 2,30 ». Après trois jours de mobilisation, la direction de Carrefour a donc assigné douze salariés en justice, leur reprochant d’avoir bloqué le site.
Le lendemain de l’audience, le jeudi 24 septembre, la justice a finalement donné raison à tous les salariés et débouté Carrefour.
« À aucun moment nous n’avons bloqué le site. Nous étions sur un ralentissement d’activité. Nous ne sommes pas des voyous. Nous ne sommes que des salariés qui faisons la richesse de cette entreprise et qui cherchons juste un minimum de reconnaissance», précise Mohamed Bourras.
Suite à ce mouvement de grève, la direction nationale de Carrefour a envoyé une représentante pour négocier. Les salariés ont donc levé la grève pour laisser les négociations se dérouler dans le calme fin septembre. Mais Mohamed Bourras prévient : s’il n’y a pas d’avancée avant le 2 octobre, le mouvement repartira.
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