Mère de 7 enfants dans le Morbihan : Ondine raconte le quotidien hors norme d'une famille nombreuse

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Mère de 7 enfants dans le Morbihan : Ondine raconte le quotidien hors norme d'une famille nombreuse
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Croyante, active à la paroisse, Ondine gère le quotidien de ses sept enfants à plein temps, de 1 à 12 ans. Rencontre avec cette maman de famille nombreuse

Croyante, active à la paroisse, Ondine gère le quotidien de ses sept enfants à plein temps, de 1 à 12 ans. Rencontre avec cette maman de famille nombreuseLorsqu’elle, son mari et leurs enfants sortent en promenade, ils ne passent pas inaperçus.

Dans sa grande maison néo-bretonne, à Ondine nous accueille avec un large sourire. Profitant de la sieste du petit dernier, elle prend le temps de nous raconter son quotidien auprès de ses sept enfants. Il faut dire que depuis la rentrée, le rythme est soutenu pour orchestrer la vie de. Outre l’école, elle doit aussi gérer les rendez-vous chez le neuropsychologue, la psychomotricienne, l’orthophoniste… Toute la famille est installée depuis six ans à Moustoir-Ac.

« J’ai toujours su que je voulais une grande famille. Chez moi, on était cinq, chez mon mari, six. Mais on n’avait pas imaginé avoir sept enfants aujourd’hui ! Mon mari en voulait dix, et moi quatre !

» lance Ondine. On voulait une team rapprochée, on est croyants , on a laissé le Seigneur nous donner des enfants. » Ainsi, Ondine a eu cinq enfants en 4 ans et demi. Beaucoup de travail pour la jeune maman, qui a dû d’organiser en conséquence.

Infirmière de métier, elle consacre depuis 9 ans son temps à sa vie familiale. Les premières années n’ont pas été de tout repos.

« J’ai voulu être une maman parfaite, qui gère tout, avec une maison nickel. À un moment, j’avais trois bébés à gérer en même temps. Je disais que j’étais débordée, mais j’ai une nature très optimiste, je ne m’arrêtais jamais.

Je ne voulais pas que mes amis viennent s’il y avait des jouets dans le salon par exemple » Pensions de retraite : la majoration « famille nombreuse » remise en cause, le gouvernement propose de la bouleverser Jusqu’au moment où elle craque et fait un burn-out maternel. Il a duré un an.

« Mon mari a été très présent pour m’aider à me relever ». Maintenant, elle relativise.

« Si les enfants ne mangent pas de produits bio et mangent des saucisses industrielles et de la purée mousseline une fois, ce n’est pas grave. S’ils ne sont pas habillés parfaitement, ce n’est pas grave. Le plus important est de les voir rayonnants et souriants. Après avoir eu leurs jumeaux, Ondine donne tout son matériel de puériculture.

Mais l’envie d’agrandir la famille est latente.

« Mon mari mettait parfois une assiette de plus à table. On a senti qu’il manquait un enfant. » Gabrielle est née à la maison . Avec sept enfants, chaque journée de la famille est ritualisée.

Un matin sans stress, c’est possible ?

« Oui », répond-elle. « Le matin, les grands partent plus tôt. Ils prennent leur petit-déjeuner plus tôt. Les petits se réveillent après, j’ai parfois un, deux ou trois enfants qui viennent dans mon lit.

» La veille, Ondine a pris le soin de tout mettre sur la table. Pain blanc, pain complet, salé, sucré… en fonction des habitudes de chacun.

« Le but est qu’ils mangent ce dont ils ont besoin ». Les tenues des cinq petits sont aussi préparées la veille.

« Elles sont sur le canapé, le matin,. Il faut parfois redire les choses 150 fois ! On chante, on danse, j’essaie de rendre le rituel ludique, même s’il m’arrive de craquer ! Si je n’ai pas anticipé, j’ai tendance à davantage craquer.

» Rangement, préparation du dîner, gestion du linge… les tâches ne manquent pas. Ondine lance une à deux machines par jour pour les vêtements et les draps. Avoir une grande famille, c’est chronophage et énergivore. Pour son équilibre, Ondine pratique des activités : elle coud, tricote.

Elle s’accordeaprès le déjeuner pendant la sieste de Théodore.

« Une heure que je ne consacre pas aux enfants ni à la maison ! »Quand ils rentrent de l’école, les enfants jouent aux jeux de société, Lego, Playmobil, Kapla, circuit de bille … Il n’y pas d’écran, ou très peu. Leur usage est limité.

« Je suis très présente avec eux, mais j’essaie de limiter les bruits, donc je chuchote. Mes enfants sont très dynamiques, ils parlent très fort ! » Les écrans ?

« J’ai vu l’effet des écrans, je trouve qu’ils volent leur énergie, ils sont tendus, et ont des difficultés à s’apaiser ». La famille opte pourAprès l’école, une baby-sitter vient l’aider trois jours par semaine pendant deux heures. Cinq enfants ont des devoirs à faire, dont deux ont des troubles dyslexiques, il faut donc redoubler d’attention.

« Je ne peux pas être à la disposition de chacun en même temps ». Il faut lancer les bains, préparer le dîner, faire les devoirs… À 18 h 30, tout le monde est à table.

« ». Si elle ne force pas ses enfants à manger, elle fait toujours attention à ce que chaque enfant trouve ce qu’il aime, sans pour autant faire un plat différent par chacun.

« Ils goûtent au moins une fois ». Le dîner des enfants se termine en général à 19 h.

« Tout le monde débarrasse, soit je range dans la foulée, soit après. Les enfants se lavent les dents. Je couche Théodore en premier. Je ferme tous les volets à l’étage pour qu’il y ait une ambiance propice au sommeil.

Je lis une histoire commune pour les six enfants », relate-t-elle. Ondine prend chaque soir dix minutes avec chacun de ses enfants, un moment privilégié pour les confidences.

« C’est très précieux ». A partir de 20 h, les lumières sont éteintes. Comme l’endormissement n’est pas toujours simple, elle utilise des huiles essentielles à base de lavande adaptées aux enfants.

« Pour ceux qui ont du mal à s’endormir, je les fais s’imaginer marcher dans une forêt, au bord d’une plage, se blottir dans un nuage, en pleine conscience… Ces petites histoires durent 5 minutes et je les adapte en fonction de leurs centres d’intérêt ». Ce qui lui permet de « gagner un temps fou », évitant de prolonger le coucher. Le papa, revenu à 20 h, embrasse chaque enfant, et le couple dîne ensuite ensemble.

Ondine confie qu’elle était « désorganisée » avant d’avoir des enfants.

« J’ai appris que plus les choses sont calées, plus les enfants savent où ils peuvent aller. Ce n’est pas une prison mais ce sont des règles. Au quotidien, pour gérer les disputes entre la fratrie, elle conçoit par exemple un plan du mini-bus des enfants.

« Ils me disent : je veux être devant, je veux être derrière. Donc chaque jour, ils changent de place ». Les punitions ?

« Quand ils désobéissent, ils manquent de respect, oui il y a des punitions. Mais j’essaie d’être cohérente. Par exemple si l’un a tapé son frère, je vais l’envoyer dans sa chambre pour qu’il s’apaise. » En général, Ondine punit peu.

« Je trouve une solution pour faire comprendre qu’un comportement n’est pas approprié. Un enfant a besoin de cadre, il doit être expliqué mais n’est pas négociable. Les enfants ont besoin de clés pour vivre dans la société et créer des relations saines. »Ranger la chambre, bien se tenir à table, surveiller son langage… Ondine veille au grain.

Pour les courses, elle se donne un budget de 250 euros par semaine.

« La nourriture est hors de prix, alors je fais attention. Je cuisine beaucoup car cela coûte moins cher. Et de manière générale, je suis très débrouillarde, je surveille les bonnes affaires, je n’achète pas de vêtements neufs aux enfants . » La famille se rend à la messe tous les dimanches.

Baptême, première communion, confirmation… Dans cette famille nombreuse, il y a un sacrement quasiment chaque année. Après 9 ans autour de ses enfants, elle aspire à un nouveau cap. Depuis cet été, elle s’est lancée comme conseillère bien-être et propose des huiles essentielles à la vente.

« Je cherchais une activité à faire de chez soi sans contrainte horaires. J’utilise les huiles essentielles depuis longtemps, cela m’a paru naturel de me lancer dans cette activité. » Avec ses huiles, elle propose aussi un accompagnement.

« Souvent les gens n’osent pas utiliser les huiles essentielles avec les enfants, or c’est possible ». Cette mère de famille nombreuse, comblée, l’assure : « L’amour se multiplie. Quelle chance d’entendre les rires des enfants. Ils ont un imaginaire merveilleux ».

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