Le réalisateur, Louis-Julien Petit, a accordé un entretien à « Sud Ouest » quelques minutes avant la projection du film « En Haut de la pile », un septième long-métrage très personnel et en même temps universel sur l’amour et sur l’accès à la...
Louis-Julien Petit ici avec la comédienne Corinne Masiero est venu présenter son film « En Haut de la pile ».
© Crédit photo : Bertrand Lapègue / SOLouis-Julien Petit revient au Festival du film de Saint-Jean-de-Luz avec « En Haut de la pile » : « C’est notre histoire mais c’est aussi celle de nombreuses familles » Le réalisateur, Louis-Julien Petit, a accordé un entretien à « Sud Ouest » quelques minutes avant la projection du film « En Haut de la pile », un septième long-métrage très personnel et en même temps universel sur l’amour et sur l’accès à la parentalitéFestival international du film de Saint-Jean-de-Luz, court-métrage documentaire de Djanis Bouzyani venu placé sur grand écran l’indéfectible amour, au-delà de la maladie, de Patrick et Marie-Christine de Tonquedec.
Cette séquence émotion a été suivie d’un vibrant échange en présence du comédien Guillaume de Tonquedec, invité à dédicacer son livre témoignageFestival international du film de Saint-Jean-de-Luz, court-métrage documentaire de Djanis Bouzyani venu placé sur grand écran l’indéfectible amour, au-delà de la maladie, de Patrick et Marie-Christine de Tonquedec.
Cette séquence émotion a été suivie d’un vibrant échange en présence du comédien Guillaume de Tonquedec, invité à dédicacer son livre témoignage Festival International du film de Saint-Jean-de-Luz : « C’est toujours un immense plaisir pour moi de revenir au Pays basque », confie Isabelle Huppert Isabelle Huppert, consacrée en 2020 par le New York Times plus grande actrice du XXIe siècle, sera à l’honneur dans « Ni vue, ni connue » pour la soirée d’ouverture, ce samedi 3 octobre, au cinéma Le Select Le second temps fort de cette journée s’est noué en présence du réalisateur Louis-Julien Petit et de l’actrice Corinne Masiero, autour du film. Une réalisation « inspirée d’histoires vraies ».
Au premier rang desquelles celle du réalisateur et de son mari, contraints de se tourner vers la gestation pour autrui pour fonder une famille, « à défaut d’être en haut de la pile pour adopter », confiait depuis son hôtel luzien, Louis-Julien Petit. Membre du jury en 2016, cet adepte du cinéma social, humaniste et engagé y était revenu en 2018 avec le film « Les Invisibles ».
« Cette semaine vécue dans le jury en 2016, aux côtés notamment de Cédric Klapisch, avait été un moment charnière dans ma vie puisque j’y étais arrivé très déprimé, que finalement j’avais beaucoup ri, et que du coup j’en étais reparti avec une énergie incroyable. Cela avait surtout été un moment charnière pour Les Invisibles parce que j’avais commencé à écrire le scénario de cette chronique sociale mais j’avais décidé de l’abandonner.
Grâce à ce que m’avait donné le public, Cédric et Patrick je m’étais remis au travail et en un mois Les Invisibles était écrit », confiait-il à « Sud Ouest » avant la séance. Comme dans « Les Invisibles » et auparavant dans « Discount », Louis-Julien Petit entend à travers ce septième long-métrage « faire réfléchir avec rire et émotion sur des sujets de société qui ne sont pas ou peu fouillés au cinéma ».
« J’aime aussi beaucoup explorer la notion de désobéissance civile, cette frontière entre ce que l’on sait interdit et ce que l’on trouve juste », note-t-il. Dans le cas d’espèce sur la GPA, encore sanctionnée en France de 45 000 euros d’amende et d’une peine d’emprisonnement. Son regard sur cet enjeu est exprimé à travers le rôle confié au couple américain qui a permis à son mari et lui de devenir pères.
« Brandon et Melissa ont pris ce rôle-là dans notre vie, il était naturel pour nous qu’ils le prennent dans le film ». Revenant au film du jour, Louis-Julien Petit tenait à élargir le spectre en évoquant une histoire certes très personnelle mais « qui est aussi celle de nombreuses familles ».
« C’est un film qui n’a pas attendu les familles monoparentales, les familles recomposées et les couples homosexuels. C’est avant tout un film sur des hommes et des femmes qui ont eu des difficultés à avoir des enfants et des difficultés à fonder une famille passant par la démarche de devenir une famille pionnière, nouvelle, avec finalement une double charge mentale à assumer », explique-t-il.
« Un film sur des hommes et des femmes qui ont eu des difficultés à fonder une famille passant par la démarche de devenir une famille pionnière, nouvelle »Plus que le désir et le besoin de parentalité, c’est tout ce processus d’acceptation qui est mis en lumière, et ce de manière transgénérationnelle. « Je n’ai d’ailleurs pas voulu montrer que l’adversité et les difficultés.
Le sujet de ce film, qui est d’abord un film sur l’amour, c’est comment on fait corps dans une famille lorsqu’un enfant va arriver, avec les qualités et les défauts qu’on a tous. Des qualités et des défauts bienvenus, en l’occurrence, parce que ce sont eux qui créent la comédie.
» Le réalisateur l’explore à travers le rôle très fin de Corinne Masiero, marraine dans la vraie vie de leur petite Charlie, et qui joue ici la mère d’Arthur, incarnation de Louis-Julien Petit confiée à Anthony Bajon. D’autres vérités universelles se dégagent de l’interprétation d’Alexandra Lamy, en « mère attachiante ».
« Elle est cette mère qu’on adore car elle met toujours les pieds dans le plat et, finalement, elle est un peu l’œil du spectateur », relève sans vouloir trop en dire Louis-Julien Petit. Son très large hommage à Corinne Masiero - « la première personne à envisager que je pourrais être père », remercie-t-il - rejoint ses éloges sur les deux acteurs qui se sont glissés dans sa peau et celle de son mari.
Anthony Bajon est salué, entre autres hautes qualités, pour sa capacité à « lâcher prise ».
« Pour moi c’est le plus grand acteur de sa génération », pousse Louis-Julien Petit. « Dès que je l’ai vu je ne voulais plus le lâcher. Et ce qui me touche c’est que, lui non plus, il ne m’a pas lâché » Un autre grand « coup de cœur immédiat » est avoué pour Aliocha Schneider.
« Dès que je l’ai vu je ne voulais plus le lâcher. Et ce qui me touche c’est que, lui non plus, il ne m’a pas lâché. Cela me touche d’autant plus qu’entre le premier casting et le tournage il était devenu une star de la chanson », annotait-il avant d’aller rejoindre la salle numéro 1. Le festival se poursuit aujourd’hui avec l’entrée en lice des films en compétition.
Premier rendez-vous à 10 heures avec le long-métrage espagnol « Un Cœur fidèle », signé Julià de Paz Solva. Pourtant, comme les abonnements, ils permettent de soutenir le travail des 250 journalistes de notre rédaction qui s'engagent à vous proposer chaque jour une information de qualité, fiable et complète.
Saint-Jean-De-Luz Pays Basque Parentalité Justice Société Festival Vincent Dewitte Culture Pyrénées-Atlantiques
France Dernières Nouvelles, France Actualités
Similar News: Vous pouvez également lire des articles d'actualité similaires à celui-ci que nous avons collectés auprès d'autres sources d'information.
The Floor : Sara, prof de français dans les Yvelines, empoche haut la main les 100 000 €Une immense joie et beaucoup d’émotions. Sara, habitante de Buchelay (Yvelines), a remporté la grande finale de la saison 4 de The Floor, ce samedi 3 octobre 2026, sur France 2.
Lire la suite »
Guerre au Moyen-Orient : Israël confirme avoir visé un haut responsable du HamasIsraël a déclaré, ce samedi, avoir ciblé le principal dirigeant du Hamas dans la bande de Gaza lors d’une frappe aérienne contre un appartement, qui a tué cinq
Lire la suite »
Nouveau départ pour cette association de randonnée dans le Haut-Jura : le président se dit « confiant »Après avoir annoncé son souhait de démissionner de la présidence des Godillots du Plateau, Patrick Trocson a finalement re-signé jusqu'en 2028, mais avec un nouveau fonctionnement.
Lire la suite »
L’Avignonnais Julien Gelas et Michel Hazanavicius ensemble au Théâtre Marigny, à ParisL’Avignonnais Julien Gelas et Michel Hazanavicius ensemble au Théâtre Marigny, à Paris
Lire la suite »
