Alors que Donald Trump a récemment annoncé qu'un accord allait prochainement être signé avec l'Iran, la fin du conflit se fait toujours attendre.
Lente prise de décision, tensions avec le Pakistan, guide suprême introuvable... Pourquoi le régime iranien est en train de sombrer dans la paranoïa Alors que Donald Trump a récemment annoncé qu'un accord allait prochainement être signé avec l'Iran, la fin du conflit se fait toujours attendre.
Pour cause, les Iraniens subissent des complications en interne, ce qui complique les prises de décisions. Le fruit d'une véritable paranoïa à Téhéran. Crédit : Morteza Nikoubazl / NurPhoto / NurPhoto via AFP Près de quatre mois après les premières frappes en Iran et la mort de l’ayatollah Ali Khamenei, les dirigeants iraniens sont plus que jamais méfiants face à leurs adversaires. Le régime sombre complètement dans la paranoïa.
, les généraux des Gardiens de la révolution aux commandes de la guerre n’échangent plus par e-mail. Ils ont non seulement peur que le contenu de leurs messages soit dévoilé, mais redoutent surtout la géolocalisation et le ciblage par leurs ennemis. Ces derniers ne communiquent que par messages écrits, convoyés d’un point à un autre de Téhéran. Conséquence principale : les prises de décisions peuvent durer trois à quatre jours.
Une lenteur qui rend impatient le président américain Les Iraniens ont quand même quelques raisons d’avoir peur. Le régime a été décapité au début de la guerre et semble être en permanence sur un fil. Lorsque les Iraniens sont allés rencontrer les Américains au Pakistan, leur trajet aérien retour était escorté par des avions de combat pakistanais.
Ils ont ensuite atterri dans la ville iranienne de Mashad, où la délégation a été éclatée pour revenir à Téhéran : certains sont rentrés en train, d’autres en bus et d’autres encore en voitures. Un luxe de précautions pour éviter qu’Israël ne les vise. Donald Trump n’est pas le seul à se plaindre de la lenteur iranienne à signer un accord. Les médiateurs pakistanais bouillonnent aussi.
Lorsque le maréchal Asim Munir, chef d'État-major, s’est rendu à Téhéran les 22 et 23 mai 2026, il a eu un entretien houleux avec Ahmad Vahidi, qui dirige les opérations militaires. L'officier pakistanais a en effet souhaité voir le guide suprême Mojtaba Khamenei, fils d'Ali Khamenei. Cette rencontre était la condition de sa venue pour finaliser l’accord en vue de mettre fin à la guerre et ensuite le rapporter à Donald Trump.
Une option refusée par l'Iranien Ahmad Vahidi, qui a argumenté que l'ayatollah était encore blessé et se situait dans un endroit difficile d’accès. Le ton est alors monté : le Pakistanais lui a rappelé que sans lui, les Israéliens et les Américains l’auraient déjà liquidé. Ce dernier a finalement pu échanger par téléphone avec le guide suprême, et a eu la surprise de le trouver relativement plus pragmatique que les militaires iraniens.
Cela explique sûrement les divergences au sommet du pouvoir sources de retard dans la prise de décision. Le maréchal Munir a ensuite évoqué cette rencontre à Donald Trump, qui a tenu peu après une déclaration assez étonnante, en exprimant son souhait de rencontrer Au sujet de l'état de santé du guide suprême, invisible depuis l’élimination du reste de sa famille début mars 2026, on sait qu’il a été soigné dans un hôpital de Téhéran qui a été complètement vidé de ses malades.
Le nouveau guide suprême a subi des blessures au dos et à une jambe, mais surtout des blessures graves au visage qui pourraient l’empêcher de parler correctement. Cela explique pourquoi Mojtaba Khamenei - dont le lieu précis de résidence reste encore inconnu - n’est jamais apparu publiquement. Ses prises de parole sont simplement lues à la télévision. Ce ne sera certainement pas avec lui que le vice-président américain JD Vance pourrait signer prochainement un accord de fin des hostilités.
Guerre au Moyen-Orient : les funérailles du guide suprême iranien Ali Khamenei reportées à fin juin-début juillet Guerre au Moyen-Orient : Donald Trump évoque la"signature" prochaine d'un accord avec l'Iran et annule les frappes prévues ce jeudi soir Guerre au Moyen-Orient : Donald Trump menace l'Iran de frapper"très fort" jeudi soir, les États-Unis s'exposent"à un bourbier sans fin", avertit Téhéran Une"entrave" à la présence de supporters au Mondial-2026 : les États-Unis accusés d'avoir retiré son quota de tickets à la fédération iranienne Ils devront entrer et sortir du territoire américain après chaque match : comment les Iraniens se préparent à participer à la Coupe du monde dans une ambiance glaciale
International Guerre Au Moyen-Orient Iran
France Dernières Nouvelles, France Actualités
Similar News:Vous pouvez également lire des articles d'actualité similaires à celui-ci que nous avons collectés auprès d'autres sources d'information.
Les conflits les plus longs, alors que la guerre en Ukraine dépasse 1.557 joursLa guerre en Ukraine est désormais plus long, en jours, que la Première Guerre mondiale. Mais les très longs conflits sont nombreux...
Lire la suite »
Tesla : un quatrième pays européen valide l'assistant de conduite autonome FSD. Et la France alors ?L'assistant de conduite autonome de Tesla, le fameux FSD, continue de séduire en Europe. Au point qu'un nouveau pays du Vieux Continent vient d'autoriser son utilisation.
Lire la suite »
Pourquoi les Américains parlent-ils de « soccer » alors que le reste du monde dit football ?Contrairement à la majorité des pays du globe, les Américains - parmi les hôtes de la Coupe du monde (11 juin-19 juillet) - utilisent le mot « soccer » pour parler de ce que nous appelons football. Un mot créé en Angleterre et utilisé outre-Atlantique pour différencier le sport d'une discipline éponyme bien plus populaire.
Lire la suite »
Coupe du monde 2026: pourquoi le Mexicain Raul Jimenez porte un bandeau alors qu'il a les cheveux courtsÀ 35 ans, Raul Jimenez a inscrit le premier but de sa carrière en Coupe du monde jeudi lors de la victoire du Mexique contre l'Afrique du Sud (2-0). L'attaquant a fondu en larmes près de six ans après avoir frôlé la mort dans un choc de la tête avec David Luiz, qui le contraint depuis à porter un...
Lire la suite »




