Le centre Oscar-Lambret a acquis une IRM factice afin de préparer les enfants à l'examen médical, réduisant leur anxiété et la nécessité de sédation. L'outil, partagé entre imagerie et radiothérapie, améliore l'expérience des jeunes patients lors des soins.
Après que le CHU de Lille a été précurseur en la matière, dans la région, le centre Oscar-Lambret accueille désormais lui aussi une IRM factice pour enfants.
Explications. Le CHU de Lille se trouve parmi les meilleurs du monde dans ces six spécialités selon un classement prestigieux Colorées, équipées d’un plateau pour allonger le patient, ainsi que d’un écran contrôlé par le personnel. Ces fusées, à l’exception de leur forme enfantine, ont tout d’un vrai scanner IRM. Pourtant, ce sont des appareils factices.a choisi d’en acquérir une, six ans après le CHU , ce n’est pas pour jouer au docteur.
Mais bien pour rassurer les enfants devant passer une IRM.
« La machine est redoutée par les plus petits parce qu’elle est bruyante et qu’ils doivent rester immobiles. Certains enfants sont donc sédatés. Mais quand ils arrivent au niveau de l’IRM, ils se réveillent souvent parce que ça fait trop de bruit. Ils se demandent alors où ils sont.
» Et le CHU de Lille d’ajouter que « l’IRM est un examen indolore mais impressionnant pour les jeunes patients isolés dans un tunnel où le bruit déstabilise, et dans lequel il est nécessaire de rester immobile ». C’est pourquoi l’association de pédiatres lyonnais Le Petit Monde a développé « l’IRM en jeu ». Une fusée rassurante équipée comme un réel outil médical, mimant même les sons entendus par les patients lors d’un examen à l’hôpital..
Près d’une cinquantaine en seraient désormais dotés. À commencer par le CHU de Lille, premier hôpital desDans un premier temps, le jeune patient est accueilli et invité à s’installer dans la fusée, allongé comme lors d’un vrai examen.
« L’IRM factice permet de préparer le jeune patient, de le familiariser avec les contraintes de l’IRM, lui offrant ainsi les conditions optimales pour bénéficier de cette exploration bien souvent primordiale pour le diagnostic et sa prise en charge ultérieure. » L’équipe d’imagerie demande alors à l’enfant de rester immobile pendant trois minutes tout en projetant un dessin animé au-dessus de sa tête.
« L’expérience montre que, lorsque l’enfant arrive dans la salle d’examen, son appréhension a quasiment disparu et il se prête ainsi avec plus de docilité aux recommandations des professionnels. » Au centre Oscar-Lambret, Sébastien Salomez est très enthousiaste : « Ils arrivent à ne plus sédater les enfants à Lyon ! » Le CHU de Lille évoque une dispense d’anesthésie dans 85 % des cas. Mais au COL, l’outil n’est pour le moment utilisé qu’en radiothérapie.
« L’IRM en jeu ne sert pas uniquement à l’imagerie. Il est partagé avec la radiothérapie. Mais nous n’avons pas encore pu le tester par manque de manipulateurs. On va embaucher pour faire des consultations paramédicales et pouvoir échanger avec l’enfant et voir comment il se comporte.
»Au centre Oscar-Lambret, 140 enfants âgés de 3 à 10 ans passent une IRM. L’équipement est destiné aux enfants âgés de 3 à 12 ans, à qui on présente ensuite la fusée comme un test avant qu’ils passent sur le vrai plateau.
« On ne leur ment pas », précise Sébastien Salomez. Une « bouffée d’oxygène » pour les « loulous », parents, soignants : au CHU de Lille, les chambres en pédiatrie redécorées À noter qu’ici, comme au CHU de Lille, ce sont des mécènes qui ont permis l’acquisition de ces fusées qui coûtent environ 30 000 euros. Et le manipulateur de se réjouir : « Les enfants sont désormais acteurs de leurs soins, ils ne les subissent plus.
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