À l'occasion de sa rentrée du 7 au 14 octobre au Grand-Théâtre, le Ballet de l'Opéra de Bordeaux prolonge son hommage au chorégraphe Roland Petit avec L'Arlésienne, Carmen, Ma Pavlova et Proust ou les intermittences du cœur. Luigi Bonino, ancien danseur de sa compagnie et répétiteur du programme,讲述 lmanes wardbey uniqueness of this neoclassical repertoire and the art of narration.
Répétition du « Carmen » de Roland Petit au Grand-Théâtre : « Quand on le revoit aujourd’hui, on se dit qu’il n’a pas pris une ride, alors qu’il date de 1949.
» © Crédit photo : Thierry DavidRépétition du « Carmen » de Roland Petit au Grand-Théâtre : « Quand on le revoit aujourd’hui, on se dit qu’il n’a pas pris une ride, alors qu’il date de 1949. » Le Ballet de l’Opéra fait sa rentrée du 7 au 14 octobre avec quatre pièces de Roland Petit.
Un chorégraphe majeur du style néoclassique, qui a révolutionné la danse mais en restant attaché à l’idée de narration, explique Luigi Bonino, ex-danseur de sa compagnie et répétiteur de ce programme « Programmer quatre ballets de Roland Petit, c’est fantastique ! On ne voit pas ça souvent en France », s’enthousiasme Luigi Bonino.
Celui qui fut 35 ans danseur auprès du chorégraphe néoclassique - l’un des maîtres de cette école avec Maurice Béjart ou William Forsythe - est à l’pour la rentrée du Ballet. C’est lui, le répétiteur du programme donné du 7 au 14 ...
« Programmer quatre ballets de Roland Petit, c’est fantastique ! On ne voit pas ça souvent en France », s’enthousiasme Luigi Bonino. Celui qui fut 35 ans danseur auprès du chorégraphe néoclassique - l’un des maîtres de cette école avec Maurice Béjart ou William Forsythe - est à l’pour la rentrée du Ballet. C’est lui, le répétiteur du programme donné du 7 au 14 octobre au Grand-Théâtre.
Le ballet de Roland Petit est programmé du 1er au 9 juillet. Rencontre avec Luigi Bonino, ancien danseur vedette du chorégraphe, qui l'a remonté au Grand-Théâtre Après « Notre-Dame de Paris » en 2019 et 2024, Luigi Bonino a donc à nouveau encadré les danseurs bordelais – dans deux ballets - « L’Arlésienne » et « Carmen » - et dans deux pas de deux, extraits de « Ma Pavlova » et de « Proust ou les intermittences du cœur ».
Il en parle. Luigi Bonino : « La chorégraphie est très importante chez Roland Petit, mais elle ne prend tout son sens que si les danseurs sont capables de lâcher prise. »Roland Petit a signé près de 200 chorégraphies. Comment avez-vous choisi les quatre qui sont dansées à Bordeaux ?
En discutant avec Éric Quilleré , qui avait lui-même beaucoup interprété Roland Petit quand il dansait à l’Opéra de Paris.
« Carmen » s’imposait. Roland Petit l’avait écrit pour son épouse, Zizi Jeanmaire, et il s’y était lui-même distribué. Quand on revoit ce ballet aujourd’hui, on se dit qu’il n’a pas pris une ride, alors qu’il date de 1949.
« L’Arlésienne », j’y tenais pour son côté romantique, tendre. Les pas de deux complètent le programme. Ces quatre pièces sont très différentes les unes des autres. La technique, le fait de garder des pas classiques mais en dansant aussi avec les pieds en dedans.
Et puis le côté narratif. Roland Petit aimait raconter des histoires. Dans tous ses ballets, chacun des mouvements apporte du sens. Techniquement, c’est très difficile, mais si on pense à ce que ça signifie c’est plus facile de les danser.
Dans ses pas de deux on ne voit jamais les interprètes tourner autour l’un de l’autre, faire quatre pirouettes et revenir. Dans « La Prisonnière », l’extrait de « Proust… », un homme enferme la femme qu’il aime, il la drogue et il danse avec elle alors qu’elle est comme endormie. Le haut de son corps est relâché mais elle doit garder ses jambes fermes pour danser. C’est très difficile de faire ça.
« Carmen n’est pas une victime. Elle meurt à la fin, mais c’est elle qui a choisi de mourir. Roland Petit a toujours aimé les femmes très fortes » Présenter un pas de deux sur le thème d’une femme dominée par un homme, ce n’est pas compliqué à l’époque de #MeToo ? Non, il n’y a rien de misogyne chez Roland Petit.
Au contraire. Sa « Carmen » n’est pas une victime. Elle meurt à la fin, mais c’est elle qui a choisi de mourir. Roland Petit a toujours aimé les femmes très fortes.
Vous confiez des rôles exposés à des danseurs du corps de ballet comme Kylian Tilagone ou Sarah Leduc. Qu’est-ce que vous aimez chez eux ? Kylian est magnifique, il a un physique incroyable et il donne beaucoup sur scène. Sarah est très belle, très poétique.
Elle sera très bien dans « La Prisonnière », entre rêve et réalité. Et au-delà d’eux je suis très content de retrouver les danseurs avec qui j’ai travaillé sur « Notre-Dame de Paris » : Oleg , Vanessa , Tangui . Et Riku . Lui, il est vraiment formidable.
Il est d’une puissance incroyable. Il faut avoir du cœur. Se sortir les tripes. Ne pas avoir peur de ses émotions.
La chorégraphie est très importante chez Roland Petit, mais elle ne prend tout son sens que si les danseurs sont capables de lâcher prise. Pourtant, comme les abonnements, ils permettent de soutenir le travail des 250 journalistes de notre rédaction qui s'engagent à vous proposer chaque jour une information de qualité, fiable et complète.
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