La prune tarn-et-garonnaise, première de France mais fragilisée par la canicule

France Nouvelles Nouvelles

La prune tarn-et-garonnaise, première de France mais fragilisée par la canicule
France Dernières Nouvelles, France Actualités

Premier département producteur de France, le Tarn-et-Garonne a vu ses pruniers souffrir des fortes chaleurs estivales. Si la récolte 2026 s’annonce moins abondante que prévu, les fruits gagnent en sucre et en qualité...

Premier département producteur de France, le Tarn-et-Garonne a vu ses pruniers souffrir des fortes chaleurs estivales. Si la récolte 2026 s’annonce moins abondante que prévu, les fruits gagnent en sucre et en qualité gustative.

Une campagne contrastée, qui rappelle aussi l’importance cruciale de l’eau pour l’avenir de la filière. Dans le Tarn-et-Garonne, la pomme fait souvent la une du cageot. La prune, verte, jaune, rouge ou bleue, rafle pourtant la première place.

"Oui, c’est le premier au niveau national. Plus de la moitié du tonnage national provient du Tarn-et-Garonne", rappelle Joël Boyer, PDG de la société moissagaise Boyer SA et coprésident de l’AOPn Prune.

"On dit toujours la pomme, la pomme, la pomme, mais il y a la prune aussi, il ne faut pas l’oublier. " Message reçu. En ce début d’automne, les étals conservent leur nuancier complet, avec deux médaillées : la Reine-Claude Label Rouge et la Mirabelle.

"Il y a un tas de variétés qui se succèdent, qui sont de couleurs différentes, gustativement différentes. On a des variétés extraordinaires qui ont des goûts exotiques", s’enthousiasme Joël Boyer. Démarrée autour du 20 juin, la récolte des variétés les plus tardives s’est poursuivie jusqu’à la mi-septembre, mais les prunes françaises resteront disponibles jusqu’à fin octobre. Mais sous la peau sucrée, l’été a laissé des bleus.

La prévision de campagne tablait sur près de 58000 tonnes en France. Sur le terrain, Boyer revoit le panier à la baisse :"On partait en début de saison à -15 % par rapport au volume de l’année précédente et puis la canicule est venue se rajouter avec 15 % de moins encore. On devrait en France passer en dessous des 50000 tonnes de prunes cette année.

" Toutes n’ont pas rôti à la même enseigne. "Les américano-japonaises sont quand même résilientes à la chaleur. " Les vertes et les vergers traditionnels, parfois moins bien irrigués, ont perdu du calibre. "Dans mon verger, j’ai même eu des prunes Reine-Claude qui étaient confites, carrément, sur l’arbre.

"La prune française affiche d’abord une prévision de près de 58 000 tonnes pour 2026. A la mi-saison, 85 % de la récolte était déjà réalisée. Mais les fortes chaleurs ont rebattu les cartes : le producteur et expéditeur tarn-et-garonnais Joël Boyer estime désormais que le total final pourrait passer sous les 50000 tonnes, conséquence des pertes de calibre et des dégâts dans certains vergers.

La filière réunit 250 producteurs sur plus de 3 000 hectares, au sein de 36 entreprises adhérentes. Le Tarn-et-Garonne pèse plus de la moitié du tonnage national : premier département producteur français. En rayon : huit références en moyenne, contre cinq auparavant. Vertes, rouges, jaunes ou bleues, elles sont complétées par la Reine-Claude Label Rouge et la Mirabelle de Lorraine IGP.

Côté pratiques, 80 % des vergers des adhérents de l’AOPn sont engagés dans la démarche Vergers Écoresponsables. Les récoltes tardives se poursuivent jusqu’au début de l’automne et les fruits français restent disponibles jusqu’à fin octobre. Le revers du soleil se mesure aussi au réfractomètre.

"La qualité est bonne cette année. Pour les vergers qui ont bien été tenus, on a eu des taux de sucre particulièrement soutenus.

" Autrement dit : moins de volume, mais du goût. Et une même obsession : l’eau.

"Il n’y a pas de vie sans eau", tranche Boyer. Micro-aspersion, goutte-à-goutte, enherbement, filets :"C’est le champ de technicité qui se met en place. Il faut de l’eau pour nourrir les arbres et nourrir la qualité des fruits.

" D’où ce principe :"Il est gravement impératif de garder l’eau quand elle tombe massivement pour l’utiliser plus tard quand elle ne tombe plus. "La filière compte 36 entreprises adhérentes et 250 producteurs. À Cazes-Mondenard, l’arboriculteur Jérôme Capel, coprésident de l’AOPn Prune, incarne une relève qui existe mais réclame de la visibilité.

"Il y a des secteurs justement comme à Cazes-Mondenard où l’on ne manque pas de jeunes désireux de s’investir et de produire", assure Joël Boyer, avant de renvoyer l’État au stockage de l’eau et aux autorisations. Reste le prix du fruit et celui des efforts. La distribution, juge cet expéditeur,"fait de l’excellent travail" sur l’origine France. Mais une campagne ne se paie pas en bons sentiments.

"Il faudra tout pour joindre les bouts et avoir de quoi continuer à investir. " Son bilan tient dans une formule :"2026 aura été une campagne éprouvante tant pour récolter que pour produire. Une année dure pour l’homme et le fruit.

" La prune tarn-et-garonnaise est première ; elle n’en demeure pas moins sur le fil. Découvrez nos offres spéciales avec Google

Nous avons résumé cette actualité afin que vous puissiez la lire rapidement. Si l'actualité vous intéresse, vous pouvez lire le texte intégral ici. Lire la suite:

ladepechedumidi /  🏆 49. in FR

 

France Dernières Nouvelles, France Actualités

Similar News: Vous pouvez également lire des articles d'actualité similaires à celui-ci que nous avons collectés auprès d'autres sources d'information.

Manifestation devant la préfecture : les agriculteurs du Tarn-et-Garonne tombent la chemise, pas les remorquesManifestation devant la préfecture : les agriculteurs du Tarn-et-Garonne tombent la chemise, pas les remorquesRéunis pacifiquement autour de grillades devant la préfecture de Tarn-et-Garonne, jeudi 1er octobre en soirée, les agriculteurs ont exposé au préfet Sébastien Cauwel leurs trésoreries à sec et leurs récoltes...
Lire la suite »

LGV Sud-Ouest : le Fonds de solidarité territoriale attribue près d'un million d'euros en Lot-et-Garonne et Tarn-et-GaronneLGV Sud-Ouest : le Fonds de solidarité territoriale attribue près d'un million d'euros en Lot-et-Garonne et Tarn-et-GaronneLe Fonds de solidarité territoriale de la LGV Sud-Ouest a attribué près d'un million d'euros à cinq projets, dont deux en Lot-et-Garonne, lors de son premier comité.
Lire la suite »

Bernard Pezous, président de l’Association des maires du Tarn-et-GaronneBernard Pezous, président de l’Association des maires du Tarn-et-GaronneQuelques mois après les élections municipales, quel regard portez-vous sur les premiers pas des nouvelles équipes élues dans votre département ? Observez-vous déjà des priorités ou des préoccupations communes qui...
Lire la suite »

Jean-Claude Bertelli, président du Conseil départemental du Tarn-et-GaronneJean-Claude Bertelli, président du Conseil départemental du Tarn-et-GaronneLes Départements ont souvent été annoncés comme fragilisés ou appelés à disparaître. Pourtant, ils demeurent au cœur de nombreuses politiques publiques. Quel regard portez-vous sur la place qu’occupe aujourd’hui le...
Lire la suite »