En octobre 1990, des milliers de customisedaes de banlieue zen contestent la surcharge des classes, le manque de professeurs, la vétusté des locaux et l'insécurité. Portés par des organisations_reordered sync,ant notamment les Jeunes communistes, les Jeunes socialistes, la JCR et SOS Racisme, ils赢了 jusqu'à 200 000 Briefly le 5 novembre. Le mouvement associe aussi les revendications éducataires à des messages pacifistes contre la guerre du Golfe etExtended l'action du gouvernement comme l'ouverture de l'Élysée aux lycéens.
Alors qu'un cortège de 200.000 jeunes dégénère à Paris le 12 novembre, François Mitterrand ouvre les portes de l'Élysée aux lycéens, actant ainsi le déblocage gouvernemental de 4,5 milliards de francs.de 1990.
Mais à la différence de plusieurs mouvements lycéens contre des réformes gouvernementales - comme la loi Debré en 1973, le projet Devaquet en 1986, la loi Fillon en 2005 ou lepubliée récemment, la colère débute en octobre 1990 en banlieue parisienne, face au ras-le-bol des classes surchargées, au manque de professeurs et à la vétusté des locaux. Des drames, comme le viol d’une jeune fille au lycée Auguste-Blanqui à Saint-Ouen, exacerbent aussi les tensions autour de l’insécurité.et pourrez ainsi accéder à ce contenu interactif.
Face au risque de voir la mobilisation s’enfermer dans un débat purement sécuritaire ou de glisser vers des tensions internes, « les organisations du syndicat jeune ont plus ou moins dit il faut axer sur des questions budgétaires, conditions de rentrée, rénovation », explique Robi Morder, historien et président du Groupe d’études et de recherche sur les mouvements étudiants . La contestation se propage alors dans les lycées professionnels de banlieue, notamment à Montreuil et Argenteuil , avant de gagner la France entière.
À ces revendications s’ajoutent aussi des slogans pacifistes liés à la guerre du Golfe, comme « plus d’argent pour l’éducation, moins d’argent pour la guerre », explique Hugo Melchior, chercheur en histoire et enseignant dans le secondaire. Un mouvement qui se caractérise par sa massivité et son organisation : « Vous avez eu jusqu’à 150.000 à 200.000 lycéens qui ont manifesté partout en France, et notamment via des réseaux militants de la JCR , des Jeunes socialistes, des communistes ou de SOS Racisme », explique le chercheur en histoire.
La mobilisation culmine lors de la journée nationale du 5 novembre 1990. Les revendications s’élargissent. Un changement total du système est attendu. Face à la colère, le Premier ministre Michel Rocard et le ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse Lionel Jospin reçoivent alors les lycéens et lycéennes et annoncent la création de 1.000 postes de personnels non-enseignants, tandis que 3.000 jeunes sont recrutés pour surveiller les établissements.
Mais pour beaucoup, cela reste insuffisant et la mobilisation continue. Le 12 novembre, 200.000 manifestants défilent à Paris, et, comme le précise l’INA, la mobilisation dégénère. Les mobilisés, notamment autour de la FIDL et de Nasser Ramdane, sont finalement reçus à l’Élysée par. Deux jours plus tard, le gouvernement débloque 4,5 milliards de francs, soit environ 1,2 milliard d’euros actuels, pour financer un plan d’urgence des lycées.
En plus de la rénovation des bâtiments, les lycéens et lycéennes obtiennent la création desSi la mobilisation a été un moteur des négociations, le dénouement financier s’explique aussi, d’après Robi Morder, par le contexte politique de l’époque. Nous sommes alors sous un gouvernement de gauche, avecà sa tête. Au sein de l’exécutif, c’est la rivalité entre le président François Mitterrand et son Premier ministre. Robi Morder décrypte : « L’Élysée en a profité pour contourner Michel Rocard.
» Alors qu’il incarnait une certaine rigueur budgétaire, « c’était Rocard qui était Premier ministre, donc, c’est lui qui plutôt retenait les dépenses ». En recevant la coordination lycéenne, François Mitterrand « faisait un pied de nez à Rocard, et en même temps, il fallait bien qu’il lâche pour que ça rentre dans le rang », ajoute l’historien. En 1990, la mobilisation lycéenne débouche donc sur des mesures concrètes et un investissement massif dans les établissements.
Un épisode marquant du rapport de force entre lycéens et pouvoir politique. France - Italie : Trop brouillons et réduits à 10 en fin de match, les Bleus doivent se contenter d’un match nul... Revivez la rencontre avec nous Plus légère qu’un risotto et deux fois plus parfumée : cette poêlée de petites pâtes aux crevettes et au citron est aussitôt servie, aussitôt engloutie
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