Le juge a estimé que la fermeture décidée par la préfecture « présentait un caractère disproportionné [...] et portait une atteinte grave et manifestement illégale à la libert&eacut
Cette décision permet à la mosquée Al Farouk de Pessac, en banlieue de Bordeaux, de rester ouverte. « Malgré leur caractère critiquable, les publications [sur Internet] ayant motivé cette fermeture ne présentaient pas un caractère extrémiste au point de provoquer, par la haine et la violence, à la commission d’actes de terrorisme », a expliqué le tribunal administratif.
Lundi, une centaine de fidèles s’étaient rassemblés devant le tribunal en soutien au président de l’association « Rassemblement des musulmans de Pessac », Abdourahmane Ridouane, dont la mosquée était restée ouverte dans l’attente de la décision du tribunal.
Dans son arrêté du 14 mars, la préfecture faisait valoir que l’association « Rassemblement des musulmans de Pessac » et son président, diffusaient sur internet et les réseaux sociaux comme Facebook des messages et relayaient des écrits de tiers « incitant à la violence, à la haine ou à la discrimination », encourageant « à la commission d’actes de terrorisme » ou « faisant l’apologie de tels actes ».