Après Austin Brooks la saison dernière, le Basket Seychois Barthéléméen (Nationale 3) a poursuivi son marché sur le continent américain, avec les arrivées de N’Tio Modibo Diarra et Diego Machin
Après Austin Brooks la saison dernière, le Basket Seychois Barthéléméen a poursuivi son marché sur le continent américain, avec les arrivées de N’Tio Modibo Diarra et Diego Machinn sujet de l’Oncle Sam rejoint dans la campagne lot-et-garonnaise par un Malien débarqué d’Amérique du Sud et un Franco-Vénézuélien : ce pitch ressemble à s’y méprendre aux prémices d’une blague de comptoir.
Ou d’une histoire de Coluche. Mais c’est simplement la réalité sportive du Basket Seychois Barthéléméen, dont l’équipe fanion évolue en Nationale 3. Sur le même sujet Ils avaient fait du « rond-point du Campanile », à Villeneuve-sur-Lot, un haut lieu de la mobilisation en Lot-et-Garonne. Croient-ils à une reprise de la mobilisation le 17 octobre ?n’était pas passée inaperçue.
Et pas uniquement parce que ce dernier dépasse les deux mètres. Ce club du Marmandais, installé au cœur d’un village d’à peine plus de 1 000 âmes, accueillait pour la première fois un États-unien dans ses rangs. Cette saison, les dirigeants du BSB ont poursuivi leur recrutement à des milliers de kilomètres du département. Toujours sur le continent américain.
Mais plus au sud. Ils ont ainsi enrôlé un Malien et un Franco-Vénézuélien. N’Tio Modibo Diarra et Diego Machin . Un pivot et un ailier fort.
Le premier, dont le sourire communicatif pourrait faire fondre une banquise, sort de trois saisons disputées en Uruguay, en Argentine et au Brésil. Dans des villes aussi célèbres que Buenos Aires ou Rio de Janeiro. Autant dire que Seyches n’apparaissait pas, de prime abord, comme la suite logique de cette énumération. Mais une connaissance des dirigeants lot-et-garonnais et l’appétence du joueur pour l’Hexagone ont ancré cet enchaînement dans la réalité.
Diego Machin sort de deux saisons au Venezuela, où le rythme du championnat est totalement différent.
« Ça faisait longtemps que je souhaitais découvrir le championnat français », déclare le double mètre africain, pas effrayé par les caractéristiques démographiques et environnementales de son nouveau port d’attache. « Ça me plaît beaucoup ici ; on y est bien. C’est comme la famille : on ne m’aide pas seulement au niveau du basket, mais également pour la vie en dehors. Et puis, je suis quelqu’un de tranquille », pas forcément attaché au bouillonnement festif des grandes villes sud-américaines.
Diego Machin, pour sa part, n’est pas insensible à ce dernier. Ça ne l’a pas empêché de sauter le pas seychois, après avoir posté une annonce sur un site spécialisé. Français du côté de sa mère, le Vénézuélien a déjà évolué en métropole, du côté d’Angers, avant de retourner dans la patrie de son père, où il a passé les deux dernières saisons.
« Amaury m’a contacté alors que j’étais à la recherche d’un club pour une saison calme. » Entendre, par là, à l’opposé de l’intensité du championnat vénézuélien, avec ses « trois à quatre matchs par semaine, de mars à juin, juillet. Je voulais quelque chose sur la longueur », poursuit-il. La N3 tricolore entrait dans ces critères.
Si l’adjectif « calme » fait aussi partie de son vocabulaire pour décrire la vie à Seyches avec, parfois, l’ajout des adverbes « très » ou « trop », il n’entre en aucun cas dans son champ lexical pour parler du BSB, côté terrain. L’ambiance qui règne les soirs de match à domicile est en effet bouillante.
Portée par un petit kop survitaminé, équipé d’un mégaphone et de deux grosses caisses, et un public fidèle, qui représente aisément le quart du village. Le 5 septembre, de retour de Luçon où ils avaient entamé leur saison par un succès , les basketteurs avaient été accueillis à 4 heures du matin par leurs supporteurs, embarqués dans la fête du village.
« Ils nous avaient attendus et ça m’a vraiment touché », se remémore N’Tio Modibo Diarra. Un esprit de famille qui fait le sel d’un club aux accents multiples cette saison. Si Seyches a pris l’option de recruter à l’étranger, ce n’est pas pour le plaisir de construire une équipe cosmopolite.
« Si on avait la possibilité de recruter à côté, ça nous faciliterait le travail, reconnaît Amaury Maneyrol. On fait avec nos moyens. Les joueurs du coin sont plus difficiles à attirer parce que, financièrement, c’est trop dur. » « Et parce que tu es à Seyches, ajoute son binôme, Pascal Rover.
Quelqu’un qui arrive de Bordeaux, par exemple, ce qu’il cherche, c’est un lieu de vie, un bar. Nous, on sait vivre à la campagne. » Ce qui n’est pas le cas de tout le monde.
Par ailleurs, les étrangers « cherchent souvent à se faire connaître » ; le passage par « un petit club » devient alors un bon tremplin. Et « pour nous, c’est enrichissant, car ce sont des joueurs qui ont connu un autre basket, une autre culture. »Pourtant, comme les abonnements, ils permettent de soutenir le travail des 250 journalistes de notre rédaction qui s'engagent à vous proposer chaque jour une information de qualité, fiable et complète.
Seyches Insolite Saint-Barthélémy-D'agenais Lot-Et-Garonne Sport Venezuela Morgan Chari International Premium
France Dernières Nouvelles, France Actualités
Similar News: Vous pouvez également lire des articles d'actualité similaires à celui-ci que nous avons collectés auprès d'autres sources d'information.
Barbie à la piscine, Hot Wheels dans les toboggans: le géant américain des jouets Mattel annonce l'ouverture de cinq parcs aquatiques aux États-Unis qui rassembleront toutes ses grandes marquesHot Wheels, Barbie, Uno, Fisher-Price... Le groupe américain Mattel a annoncé jeudi l'ouverture de cinq parcs aquatiques couverts aux États-Unis, sur le thème de ses marques de jouets. Le premier d'entre eux ouvrira dès 2027 dans le Nebraska.
Lire la suite »
La pépite française des exosquelettes, Wandercraft, s'offre un pionnier américainWandercraft rachète Ekso Bionics. Le spécialiste français de l'exosquelette médical met la main sur un pionnier américain du secteur et réunit sous une même bannière quatre machines, de la rééducation à l'usage à domicile.
Lire la suite »
«J'ai vu près de 500 exécutions, mais jamais une comme celle de Christa Pike» : le témoignage glaçant d'un spécialiste américainAprès l’exécution ratée de Christa Pike au Tennessee, un ancien journaliste a confié qu’il n’avait jamais rencontré ce cas au cours de sa carrière
Lire la suite »
États-Unis : Donald Trump va nommer le directeur du renseignement américain au poste de référent IADonald Trump s'apprête à nommer l'actuel directeur du renseignement américain Jay Clayton au poste de référent du gouvernement sur l'intelligence artificielle (IA)
Lire la suite »
