« Il n’y avait pas de forains » : à 97 ans, Maurice Mesnil raconte la foire Saint-Denis à Brix

France Nouvelles Nouvelles

« Il n’y avait pas de forains » : à 97 ans, Maurice Mesnil raconte la foire Saint-Denis à Brix
France Dernières Nouvelles, France Actualités

À 97 ans, Maurice Mesnil se souvient de la foire Saint-Denis à Brix (Manche) lorsqu'elle était encore une foire aux chevaux, avec éleveurs, galettes et traditions rurales.

À 97 ans, Maurice Mesnil se souvient de la foire Saint-Denis à Brix lorsqu'elle était encore une foire aux chevaux, avec éleveurs, galettes et traditions rurales.

Dans l’atelier intimiste de Maurice, « La Presse de la Manche » est ouverte à la page du turf. ©Lydia PICOTLes chevaux étaient donc vendus sur la foire le jour précédant la Saint-Denis, lors de ce qu’il appelle en patois. Les éleveurs qui venaient de loin, à pied et à sabots, avaient coutume de s’acheminer avec leurs bêtes quelques jours avant et étaient logés chez l’habitant dans les fermes avoisinantes pour se reposer avant la vente.

Autre temps, autres mœurs… Le souvenir lui revient de poulains qui étaient livrés à la gare de Sottevast. Plus tard, les camions avaient coutume d’embarquer les bêtes depuis le quai du bourg de Brix, aujourd’hui disparu après les travaux d’aménagement de la place du village.doyen de la commune , garde des souvenirs particulièrement vifs de sa jeunesse et, surtout, de ses deux mandats de conseiller municipal aux côtés de Noël Camp, puis de Jean Allix, alors maires dans les années 1960.

Il se souvient très clairement que c’est sous le mandat de Noël Camp qu’une demande avait été faite auprès du préfet de la Manche afin que la foire de Brix puisse se tenir le premier week-end d’octobre. L’objectif était de permettre aux personnes qui ne pouvaient pas se libérer en milieu de semaine d’y assister, mais aussi de développer laMaurice insiste sur le fait que la foire de Brix était avant tout une foire aux chevaux, particulièrement consacrée, selon ses souvenirs de, notamment des cobs normands et des percherons.

Ce n’est qu’à partir des années 60 que les chevaux de trait ont disparu au profit des chevaux de, certainement à cause de la mécanisation des travaux agricoles.

« Il n’y avait pas de déballeurs, ni de forains, ni de tout ça à l’époque », martèle-t-il. D’ailleurs, avant d’acheter son tracteur en 1957, Maurice travaillait la terre avec sa jument de trait, comme la plupart des agriculteurs duà cette époque.

Il se souvient venir à la foire chaque année pour y vendre un poulain de sa jument cob,, par centaines, sur le stand du P’tit Capé d’Brix, aux côtés de Marie-Thérèse Mouchel, bien connue des anciens Brions et fondatrice du groupe folklorique avec son mari, Frédéric. Chaque année, Maurice et Julienne donnaient un bidon de lait pour faire les galettes sur la foire le dimanche, puis un autre pour le lundi.

« Bernard Milcent et Frédéric Mouchel donnaient autant, t’imagines pas ! », s’amuse Maurice.

« Ça faisait 60 litres par jour ! , s’exclame la fille de Maurice dans un éclat de rire. Sachant qu’avec un litre de lait, compte-t-elle, on peut faire une vingtaine de galettes… »Julienne et Maurice, mariés en 1953, exploitaient leurs 60 vergers à Brix, à la Vicquerie, ainsi qu’à Yvetot-Bocage. Ils possédaient une vingtaine de vaches laitières et pratiquaient également l’élevage de génisses.

Près de quinze kilomètres séparaient alors leurs parcelles. Emmener les vaches au printemps dans les clos d’Yvetot était une véritable expédition. Maurice apportait ensuite la machine à traire avec son tracteur Lanz, dont le bruit, reconnaissable entre tous, résonnait lorsqu’il montait la côte de Sottevast pour rejoindre Yvetot. Il était également connu pour transporter des pommes et livrer du cidre dans les fermes avoisinantes.

Il avait obtenu son permis de conduire très jeune, à l’époque où il travaillait chez un cidrier, mais aussi comme ouvrier agricole. À travers ses souvenirs, c’est tout un pan de la vie rurale du Cotentin qui ressurgit : celui des foires aux chevaux, des attelages, des troupeaux conduits d’un clos à l’autre, des tracteurs encore rares et des grandes tablées où l’on préparait des centaines de galettes.

Une époque révolue, mais dont Maurice demeure, à 97 ans, l’un des précieux témoins. La nouvelle vague de Covid-19 « prend de l’ampleur » en France : quels sont les départements les plus touchés ?

"Le policier l’a menottée comme une criminelle" : les parents de la jeune lycéenne interpellée à Alençon portent plainte Affaire Jubillar. "Il a été incapable de porter le corps de Delphine" : les avocats réagissent après la reconstitution

Nous avons résumé cette actualité afin que vous puissiez la lire rapidement. Si l'actualité vous intéresse, vous pouvez lire le texte intégral ici. Lire la suite:

actufr /  🏆 1. in FR

 

France Dernières Nouvelles, France Actualités

Similar News: Vous pouvez également lire des articles d'actualité similaires à celui-ci que nous avons collectés auprès d'autres sources d'information.

Blocus des lycées : le maire LFI de Saint-Denis Bally Bagayoko maintient ses propos sur la violence «légitime» du mouvement lycéenBlocus des lycées : le maire LFI de Saint-Denis Bally Bagayoko maintient ses propos sur la violence «légitime» du mouvement lycéenMalgré un signalement du préfet de Seine-Saint-Denis, le maire LFI de Saint-Denis Bally Bagayoko a maintenu ce jeudi ses propos sur la violence «légitime»
Lire la suite »

Saint-Georges-du-Bois : dernières représentations pour le Palace Saint Georges ce samedi et ce dimancheSaint-Georges-du-Bois : dernières représentations pour le Palace Saint Georges ce samedi et ce dimancheLa troupe du Cabaret Saint Georges s’apprête à jouer les ultimes séances de sa revue à la salle des fêtes de Saint-Georges-du-Bois, les samedi 3 et dimanche 4 octobre 2026, avant de préparer une nouvelle création pour 2027
Lire la suite »

Des logements sociaux en Seine-Saint-Denis pourraient voir leur loyer geléDes logements sociaux en Seine-Saint-Denis pourraient voir leur loyer geléLe 13 octobre, un possible gel des loyers de certains logements sociaux sera voté. Il concerne le parc de Seine-Saint-Denis Habitat, selon « Le Parisien »
Lire la suite »

Lycée Paul-Éluard à Saint-Denis : vétusté et mouvement lycéenLycée Paul-Éluard à Saint-Denis : vétusté et mouvement lycéenLe lycée Paul-Éluard à Saint-Denis est au cœur d'un mouvement lycéen dénonçant la vétusté de l'établissement. Les élèves et enseignants alertent depuis des années sur des conditions déplorables.
Lire la suite »