Pour sa première haute couture sans Karl Lagerfeld,Virginie Viard tourne une page de la rue Cambon avec une infinie délicatesse etun talent éclatant.
Un quart d’heure avant le défilé, passé du côté du backstage, on surprend, sortant d’une petite tente blanche, Alain Wertheimer , Bruno Pavlovsky et Virginie Viard qui s’accordaient quelques minutes, sous haute confidentialité. C’est le triumvirat à l’œuvre pour écrire le chapitre de l’après-Lagerfeld. Chacun d’entre eux a travaillé des décennies avec le couturier et lui vouait une profonde amitié.
Bientôt sous le feu des projecteurs, Virginie Viard, aux côtés des deux hommes d’affaires, a le trac. Si elle a achevé le défilé prêt-à-porter en février sans son mentor, disparu deux semaines plus tôt, puis a signé la collection croisière début mai présentée dans un décor imaginé par KL, ce show est le premier qu’elle ne doit qu’à elle.