Plus de 3 mois après l’effondrement de son clocher, l’église de Tricot attend toujours sa reconstruction. La facture s’annonce lourde, tandis qu'une cagnotte peine à décoller.
Plus de 3 mois après l’effondrement de son clocher, l’église de Tricot attend toujours sa reconstruction. La facture s’annonce lourde, tandis qu'une cagnotte peine à décoller.
Face à une facture qui s’annonce lourde et alors que la commune n’a pas été reconnue en état de catastrophe naturelle, le maire de Tricot multiplie les démarches pour trouver des financements pour rénover son église. a ainsi multiplié les courriers auprès des grands électeurs, des sociétés, des banques… Bref, de tous ceux « susceptibles de nous aider ».
Il a également reçu Monseigneur Jacques Benoit-Gonnin,Et espère pouvoir compter sur le soutien du Département de l’Oise, de la Région ou d’autres partenaires dans sa quête pour cette restauration d’ampleur.
« On a aussi pris de premiers contacts avec laLa facture s’annonce lourde pour ce village de 1 400 habitants du nord de l’Oise, connu dans tout le département, et même au-delà, pour sa célèbre « Dans la nuit du 27 juin 2026, à 22 h 50 précisément, le clocher de son église se désolidarisait de son socle, sous l’effet de fortes rafales de vent. Si aucune victime n’était à déplorer, les dégâts matériels étaient alors considérables.
L’abbé de la paroisse, Philippe Montiers, évoquant même une « vision de guerre »La restauration de l’édifice s’annonce donc semée d’embûches. Mais surtout coûteuse. C’est pourquoi début septembre, la municipalité avait ouvert une, avec l’espoir d’offrir une restauration rapide et digne de ce nom à l’édifice, rappelant que « chaque don, même modeste, compte pour préserver ce lieu de mémoire et de rassemblement ».de dons seulement au compteur.
Pas vraiment la même mobilisation que pour Notre-Dame de Paris à l’époque de l’incendie de son clocher. Le problème c'est qu'il y a tellement de cagnottes en ligne aujourd'hui, avec les incendies qu'il y a partout, les inondations, que la nôtre est sans doute passée un peu inaperçue.
« Peut-être qu’il serait judicieux de créer un fonds propre à ces catastrophes à l’échelle du département, étant donné les conséquences du réchauffement climatique », reprend l’élu.la suite de cette nuit d’orage, que beaucoup avaient alors qualifiée de « tornade ». Deux mois après l’effondrement du clocher de son église lors d’une tempête, la mairie de Tricot avait ouvert une cagnotte en ligne, mais celle-ci a engrangé à peine 500 euros. Insuffisant pour tout financer.
avaient vu leur statu de catastrophe naturelle reconnu pour des « phénomènes d’inondation par ruissellement » survenus cette même nuit du 27 juin 2026. Depuis, la commune se retrouve quelque peu isolée face aux conséquences de cet épisode météorologique et aux importants et coûteux travaux qu’il reste à engager. Il n'y pas de catastrophe naturelle là-dessus. Comme pour tout ce qui est événement climatique lié au vent, en métropole du moins.
Ce n'est même pas la peine de se battre pour ça, dès le lendemain, le préfet avait été clair là-dessus. Mieux vaut garder notre énergie sur autre chose. Ce que confirme le préfecture de l’Oise : « Il n’y a en effet pas de possibilité de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour les dégâts causés par le vent en métropole ». Les assurances de la commune ont bien sûr été sollicitées, mais les délais de réponse sont extrêmement long.
Un coefficient de vétusté sur la toiture serait aussi à prendre en compte. Le choix de l’architecte pour mener ce chantier est actuellement cours.
« Le problème c’est que pendant l’été, il y a eu un mois, un mois et demi, où tout le monde était fermé, donc on a perdu un peu de temps », raconte Francis Soetaert. « On est donc en train d’affiner tout cela pour pouvoir avoir les derniers gros devis pour refaire la structure même de l’église. On devrait avoir les estimations pour pouvoir lancer les dossier dans les tous prochains jours ».
A ce jour, la commune de Tricot n’a pas déposé de dossier de demande d’aide sur le portail des aides aux communes du Département de l’Oise. Mais cela sera fait prochainement.
« Après réception, celle-ci sera étudiée par le service qui est en charge des aides aux communes », nous fait savoir le cabinet de la présidente Nadège Lefebvre . D’autant qu’il n’y a pas que le clocher qui a été endommagé dans cette église.
« Le chemin de croix a été esquinté, des vitraux. Le mobilier aussi, a été touché. A l’intérieur, un balcon s’est également effondré… » Face à ces contraintes, la vie paroissiale avait été réorganisée en urgence, les accès à l’église étant condamnés. Les fidèles vont depuis un coup à l’église Coivrel, un coup à celle de Courcelles-Epayelles, un autre à Maignelay-Montigny, pour suivre les offices religieux.
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