Le cinéaste, en compétition pour la 7e fois, présente ce mardi « Autofiction », bel autoportrait distancié et tourmenté, qui sort en salle simultanément
Pedro Almodovar, ici à Cannes en 2023, montera les marches ce mardi 20 mai avec « Autofiction », en compétition. © Crédit photo : AFPfois, présente ce mardi « Autofiction », bel autoportrait distancié et tourmenté, qui sort en salle simultanément Catastrophe.
Un étrange virus, « l’Hétérose », transforme les hommes gays en hétérosexuels amateurs de foot et de chansons paillardes, au grand dam de Lady Gaga qui perd tout son public. C’est le point de départ du film d’animation, comédie hilarante projetée dimanche soir en « séance de minuit » devant un public en liesse. Sortie le 17 juin. Catastrophe.
Un étrange virus, « l’Hétérose », transforme les hommes gays en hétérosexuels amateurs de foot et de chansons paillardes, au grand dam de Lady Gaga qui perd tout son public. C’est le point de départ du film d’animation, comédie hilarante projetée dimanche soir en « séance de minuit » devant un public en liesse. Sortie le 17 juin.
Festival de Cannes 2026 : « L’important, c’est de capter le regard des stars », deux photographes racontent les tapis rouges 200 professionnels de l’image immortalisent chaque soir la montée des marches. Deux d’entre eux racontent ce drôle d’exercice, mondain et sportif Catastrophe encore, apocalypse même : un groupe de créatures monstrueuses, au regard doux et aux griffes acérées, prend d’assaut un village fictif près de la frontière entre les deux Corée.nouveau film du sud coréen Na Hong-Jin, slalome entre comédie et horreur pendant 2 h 40 qui passent à toute vitesse.
Avec, au générique,star de la série « Squid Game ». Ce blockbuster aussi drôle que spectaculaire a secoué les festivaliers et pourrait créer la surprise samedi au palmarès. La date de sa sortie en France n’a pas encore été fixée, il est sûr que ce sera un événement. Bref, entre « Jim Queen » et « Hope », plaisir et humour ont déferlé à haute dose sur la Croisette ces derniers jours.
La compétition retrouvera dès ce mardi une tonalité plus grave, et profonde, avec l’arrivée de Pedro Almodovar. Son retour même : le maître du cinéma espagnol, 76 ans, a déjà présenté six films en compétition. Bizarrement, il n’a jamais reçu la palme d’or. Ils sont menacés par le patron de Canal+ de ne plus travailler pour le principal financeur du cinéma français, qui leur reproche d’avoir signé une tribune s’inquiétant de l’emprise de Vincent Bolloré sur le septième art hexagonal.
Derrière le collectif « Zapper Bolloré », des centaines de noms, parfois célèbres, souvent pas du tout, et des dizaines de professions représentéeslong métrage, « Autofiction », qui sortira en salle ce mardi soir simultanément à sa projection à Cannes, confirme que l’ex prince de la movida tient de plus en plus ses émotions et exubérances à distance, préférant pudeur et retenue. Moins de fièvre, plus de rigueur.
Cette « Autofiction » a tout d’un autoportrait, tant on croit reconnaître le metteur en scène dans les deux personnages principaux. D’abord un homme, Raul , cinéaste en grave panne d’inspiration, à qui ses proches reprochent de piller leur vie privée dans ses recherches scénaristiques, et de ne pas se renouveler.
« Parler de ta mère, tu l’as déjà fait… » Ensuite, Elsa , réalisatrice qui court après un succès public : un personnage créé par le fameux Raul, dans le film qu’il est en train d’écrire. C’est donc l’histoire d’un cinéaste qui imagine les tourments d’une autre cinéaste. Le dispositif paraît tortueux, mais les deux récits s’emboîtent avec une fluidité décoiffante, et travaillent les mêmes questions. Comment trouver sa place entre le réel et la fiction ?
Comment créer sans oublier de vivre ? Raul et Elsa se battent contre la terreur de ne plus rien avoir à dire, d’être dépassés. Ils comprennent peu à peu que le sursaut créatif viendra de la vie, de l’attention aux autres, certainement pas du repli dans l’introspection, autre nom du nombrilisme. Exigeant, vertigineux, notamment par ses mises en abyme, « Autofiction » n’est pas pour autant un objet froid.
Le récit dresse en creux le portrait émouvant d’un géant, Almodovar, qui doute encore. Dans un beau paradoxe, il met à nu sa fragilité dans un film impressionnant de maîtrise. Pourtant, comme les abonnements, ils permettent de soutenir le travail des 250 journalistes de notre rédaction qui s'engagent à vous proposer chaque jour une information de qualité, fiable et complète.
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