ENTRETIEN. 'Passer de sept voix d’écart à 65 a été la bonne surprise' : réélu sénateur de l’Ariège, Jean-Jacques Michau se confie après un scrutin sous tension

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Réélu sénateur de l’Ariège dimanche 27 septembre 2026 au terme d’un scrutin serré face à Kamel Chibli, Jean-Jacques Michau revient sur les coulisses de cette journée décisive. Sa rupture avec le Parti socialiste, son...

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"Passer de sept voix d’écart à 65 a été la bonne surprise" : réélu sénateur de l’Ariège, Jean-Jacques Michau se confie après un scrutin sous tensionRéélu sénateur de l’Ariège dimanche 27 septembre 2026 au terme d’un scrutin serré face à Kamel Chibli, Jean-Jacques Michau revient sur les coulisses de cette journée décisive. Sa rupture avec le Parti socialiste, son choix de rejoindre le groupe RDSE au Sénat et les priorités de son second mandat : l’élu ariégeois se confie à La Dépêche du Midi.

Réélu sénateur de l’Ariège dimanche 27 septembre 2026 au terme d’un scrutin très disputé, Jean-Jacques Michau revient sur cette journée, son duel avec Kamel Chibli et sa rupture avec le Parti socialiste. L’élu ariégeois, qui a obtenu 290 voix au second tour contre 225 pour le candidat investi par le PS, annonce également son choix de rejoindre le groupe RDSE au Sénat. Oui, je vais bien. La pression est retombée.

Dimanche, c’était une longue journée. Je m’attendais à ce qu’il y ait deux tours. Il y avait beaucoup de candidats et tous ont fait une vraie campagne. Tous ont écrit aux grands électeurs et aux communes, beaucoup les ont sollicités pour des rencontres et des échanges.

Il y avait donc une offre importante, diversifiée et constante. Cette élection avait une saveur particulière puisque, contrairement à 2020, vous ne disposiez plus de l’investiture du Parti socialiste. Comment avez-vous vécu cette mise en concurrence ? J’ai décidé de ne pas me prêter à cette compétition interne.

Quand j’ai vu comment cela tournait, je me suis dit :"C’est aux grands électeurs de choisir, il ne faut pas qu’on leur vole l’élection.

" J’ai lu attentivement tous les écrits de mes challengers. Personne n’a remis en cause mon implication, mon bilan ou mon comportement. C’est aussi ce qui a conforté ma candidature. Au premier tour, seulement sept voix vous séparaient de Kamel Chibli.

Qu’est-ce que vous vous êtes dit à ce moment-là ? La même chose que depuis le début : toutes les cartes se rebattent entre les deux tours et tout peut arriver. Je m’étais préparé à repartir en campagne, même si c’est évidemment une campagne éclair. Je ne savais pas ce que les grands électeurs allaient décider.

Est-ce qu’ils allaient amplifier un mouvement ? Est-ce que nous allions rester à peu près au même niveau ? Que feraient, par exemple, les électeurs de Jean-Luc Fernandez ? Je ne le savais pas.

Au premier tour, on choisit ; au deuxième, on élimine. Il y a eu un phénomène de grands électeurs qui ont décidé de me garder. Passer de sept voix d’écart au premier tour à 65 au second a été la bonne surprise. J’ai parlé à tous les candidats qui ont bien voulu échanger avec moi, tous sauf Kamel Chibli et le candidat du Rassemblement national.

Je leur ai simplement dit que je les respectais et que j’entendais les électeurs qui avaient voté pour eux, à des niveaux différents. J’ai aussi essayé d’envoyer un message aux grands électeurs dont j’avais les coordonnées pour leur demander de conforter ma première place. C’est finalement un peu comme au Sénat lorsqu’on veut faire avancer des dossiers : il faut être constant dans ses discours et humble dans la façon de les porter.

Après cet affrontement avec le candidat investi par le PS, quelles relations entretenez-vous désormais avec le parti ? Je n’ai plus de relations avec le Parti socialiste.

En revanche, j’ai continué dès lundi à aller au groupe majoritaire du Conseil départemental, avec le président du groupe et la présidente du Département. Je souhaite continuer à être en soutien de tous les dossiers des communes et de l'Ariège. Mais je n’ai plus de lien avec le Parti socialiste. Cette rupture se traduit aussi au Sénat puisque vous avez annoncé quitter le groupe Socialiste, Écologiste et Républicain.

Pourquoi avoir choisi le RDSE ? Je voulais un groupe social-démocrate, un groupe indépendant où l’on est totalement libre de son vote et où les étiquettes politiques ne sont pas le premier critère. Le RDSE, c’est le Rassemblement démocratique et social européen. Cela s’est fait très facilement.

Cela fait six ans que je suis au Sénat, donc nous nous connaissons. Je me retrouve dans leur charte, notamment sur les valeurs démocratiques et la laïcité. Non ! Dès lundi à 10 heures, j’étais au conseil départemental et je suis reparti à Paris le lundi soir.

Cela rembraye très, très vite. Les institutions ne peuvent pas avoir de vacances trop longues, on est immédiatement dans le bain. Oui. Cela fait six ans que j’y suis, je m’y trouve bien et, même si j’ai changé de groupe politique, les problématiques restent les mêmes.

Je souhaite donc continuer dans cette commission. J’aimerais également travailler sur les collectivités territoriales, ce qui présente évidemment un intérêt particulier pour notre département. Oui, complètement. J’ai déjà eu des rendez-vous vendredi à Mirepoix, à ma permanence, puis je me suis rendu à la Transhumance de Sentein samedi.

C’est reparti. C’est d’ailleurs ce que j’aime beaucoup dans cette fonction : les contrastes. Vous enlevez le bonnet et les bottes quand vous descendez de l’estive, puis vous passez un costume trois-pièces pour aller rencontrer des ministres et essayer de faire avancer les dossiers. C’est tout l’intérêt de la fonction de sénateur de l’Ariège.

Ce sont tous ces allers-retours. Pour accéder de nouveau à cet article Sénatoriales en Ariège : le sénateur sortant Jean-Jacques Michau réélu au second tour face à six candidats DECRYPTAGE. Résultats des sénatoriales en Ariège : comment la prime au sortant et le report de voix ont permis la réélection de Jean-Jacques Michau

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