Disney est pointé du doigt pour son “apathie” après l'adoption, le 8 mars dernier, d'une loi qui interdit les enseignements sur l'identité de genre et l'orientation sexuelle dans les écoles primaires publiques de Floride.
Les problèmes ont commencé avec une note interne envoyée le 7 mars par Bob Chapek, le PDG de l’entreprise qui emploie notamment plus de 75.000 personnes dans son parc d’attractionsAprès avoir rencontré des employés appartenant à la communauté LGBT+, le dirigeant y disait hésiter à ce que Disney s’oppose à la loi de Floride, selon le document cité par plusieurs médias locaux.
Parmi les critiques les plus sévères figurait Abigail Disney, petite-fille de Roy Disney, le co-fondateur de la société avec son frère Walt. “De nombreuses personnes LGBTQI et leurs alliés travaillent pour ou cherchent l’appui de Disney”, a écrit sur Twitter la militante et réalisatrice de documentaires. “Mais Chapek est plus inquiet de la réaction de la droite que de ses partisans et employés loyaux.
Le patron de Disney a tenté de mettre rapidement fin à la polémique. Le 9 mars, lors de l’assemblée générale annuelle des actionnaires, il a annoncé le don par Disney de 5 millions de dollars à des groupes pro-LGBT+.
Et des travailleurs LGBT+ du studio d’animation Pixar, filiale de Disney, ont publié une lettre dans le magazinepour dénoncer le fait que “presque tous les moments d’affection ouvertement gay” dans leurs œuvres “sont coupés à la demande” du géant du divertissement.