Élisa, 10 ans, a voulu sauter du 5e étage : 'c'est injuste, j'ai quitté mon école mais ma harceleuse y est toujours'

France Nouvelles Nouvelles

Élisa, 10 ans, a voulu sauter du 5e étage : 'c'est injuste, j'ai quitté mon école mais ma harceleuse y est toujours'
France Dernières Nouvelles, France Actualités

À deux reprises, Élisa, 10 ans, a tenté de se défenestrer du 5e étage. Elle évoque du harcèlement scolaire. Sa mère a déposé plainte : 'je veux qu'on croit ma fille'. Témoignage.

Élisa, 10 ans, a voulu sauter du 5e étage :"c'est injuste, j'ai quitté mon école mais ma harceleuse y est toujours" À deux reprises, Élisa, 10 ans, a tenté de se défenestrer du 5e étage.

Elle évoque du harcèlement scolaire. Sa mère a déposé plainte :"je veux qu'on croit ma fille". Témoignage.

« Maman, il faut que tu m’aides, je t’en supplie je vais réussir à mourir, si c’est pas par la fenêtre, je prendrai un couteau. » Des propos qu’une maman n’ose imaginer entendre un jour. Pourtant, ces mots, Lola* les a saisis de la bouche de sa fille Élisa*, le mardi 2 juin 2026.

La jeune fille de 10 ans a tenté, à deux reprises en l’espace de quelques jours, de sauter par la fenêtre de leur appartement situé au 5e étage, à La cause de son mal-être ? Le harcèlement moral de la part d’une camarade de classe, dont la fillette se dit alors victime depuis plusieurs mois. Selon ses mots, elle subit une pression depuis la rentrée scolaire. Mère et fille témoignent.

Lorraine. Suicide de Sara, 9 ans : l’enquête confirme le harcèlement scolaire dénoncé par ses parentsAujourd’hui, Lola veut « faire entendre l’histoire de a fille ». Elle a été entendue à la gendarmerie de La Ferté-Bernard, début juin, pour dénoncer les agissements de « la harceleuse », comme elle l’appelle, à l’encontre de sa fille.

« Mais comme elle n’a pas 12 ans, elle ne peut pas être punie par la loi. C’est à l’école, ou l’Éducation nationale d’agir », rapporte la Fertoise. , le plan de prévention du harcèlement mis en place en 2021 à destination des écoles, collèges et lycées, a bien été déclenché, reste que le harcèlement a continué. Et ce, malgré toute l’écoute de la direction de l’établissement scolaire concerné.

Harcèlement scolaire : le protocole PHARE déclenché exceptionnellement dans une école maternelle d’Orléans « Élisa était une petite fille joyeuse, gentille, contente d’aller à l’école. Avec son caractère, certes, mais toujours souriante », rembobine sa maman, sous l’œil attentif de sa propre mère, dans le séjour de son logement de centre-ville. En janvier 2026, j’ai observé un changement de comportement. Elle devenait agressive, me répondait, ne voulait plus faire ses devoirs, et se fichait de tout.

« Il n’en est rien ressorti. En gros, tout allait bien. Mais deux semaines plus tard, en rentrant de l’école, ma fille a fait une énorme crise, elle a tout retourné dans sa chambre et hurlait dans son oreiller. Je lui ai demandé de me parler, qu’il fallait qu’elle me dise ce qu’il se passait.

Elle a tout déballé. »« Tout », ce sont les embêtements quotidiens qu’elle subirait de la part d’une camarade de classe depuis des mois. Depuis la rentrée scolaire en fait.

« Elle se moquait d’elle à chaque fois qu’elle faisait quelque chose, lui disait qu’elle était moche, qu’elle ne savait pas lire, ni écrire, qu’elle ne servait à rien. Et quand elle parlait, elle lui disait qu’elle devait se taire parce qu’elle ne lui avait pas demandé son avis. » Pire, la camarade en question demande aux amies d’Elisa de ne plus lui parler.

En classe, lorsque l’instituteur a le dos tourné, pendant la récréation, à la cantine, à la garderie ; sa « harceleuse » ne laisse aucun répit à Elisa.

« Début mars, je suis retournée voir la directrice pour lui dire que ma fille avait refait une crise et savoir ce qui allait se passer par rapport au plan pHARe. Nous avons convenu d’un rendez-vous le 11 mars avec la référente harcèlement, et la maman de la harceleuse. Mais le matin même, la référente harcèlement avait reçu ma fille et sa camarade, seules, en expliquant à Élisa qu’elle avait sa part de responsabilité dans l’histoire », peste Lola.

On m’a fait entendre, devant la maman de l’autre petite que le mal-être de ma fille venait peut-être du fait qu’elle ne voit pas son papa. Quant à l’instituteur, il disait que ma fille était une menteuse, que c’étaient des histoires de gamines. Harcèlement scolaire en Seine-et-Marne : « Le tabou du suicide » … 4 ans après la mort de sa fille, il témoigne La mère de famille estime que cette posture a créé un effet domino.

« D’autres élèves ont commencé à ne pas respecter Élisa. Ils l’ont traitée de menteuse. Ils lui disaient qu’elle faisait sa victime. Dans le car, au retour d’une sortie scolaire, ils lui ont chanté la chanson deRendez-vous avec la psychologue scolaire, une pédopsychiatre, et autres passages chez le médecin traitant et aux urgences rythment les semaines du duo mère fille.

Jusqu’à cette soirée du 29 mai. Après un repas chez les grands-parents maternels, une nouvelle crise se déclenche, dans le foyer fertois. Pour un simple brossage de dents. Insultes, savon dans la gourde… des élèves de l’école de police jugés pour harcèlement scolaire à Saint-Malo« Elle a tout retourné dans sa chambre.

M’insultait. Elle était hors d’elle, ça se voyait dans son regard. » La chaleur s’est déjà installée et les fenêtres de l’appartement sont grandes ouvertes.

« Elisa m’a regardée et s’est mise à courir très vite vers la fenêtre. J’ai juste eu le temps de me mettre devant et de la rattraper. On est tombées toutes les deux parterres. Elle se débattait et voulait passer par la fenêtre.

J’ai réussi à la fermer, puis j’ai maintenu ma fille tout en appelant mon père pour qu’il me vienne en aide », raconte Lola dans un sanglot. La fillette passera la nuit chez ses grands-parents, à la campagne, dans une maison de plain-pied. Le lendemain, la crise passée, Elisa va mieux. Mais les devoirs à la maison déclencheront une nouvelle crise.

Elle s’est mise à hurler, à frapper dans les murs, taper des poings par terre. Elle a voulu recommencer à passer par la fenêtre. La mère de famille parvient à l’intercepter. À temps, une fois de plus.

« Elle m’a dit qu’elle voulait mourir et que je devais la laisser. Elle m’a aussi dit ‘Tu sais maman, je vais réussir à mourir. Si c’est pas par la fenêtre, je prendrai un couteau », témoigne Lola, une nouvelle fois très émue.

« Elle m’a ensuite dit ‘Maman, il faut que tu m’aides, je t’en supplie’. » Harcèlement scolaire : la vidéo « Les moqueries ça suffit » réalisée par ces écoliers bretons a reçu deux premiers prix Des mots forts, qui résonnent encore dans la tête de Lola. Qui a dû, ce soir de juin, prendre une décision difficile, mais presque vitale pour son enfant : la faire hospitaliser.

« Elle a passé douze jours à l’hôpital. » Et n’est pas retournée dans son école par la suite, la fin de l’année scolaire ayant sonné entre-temps. Aujourd’hui, Elisa a quitté l’établissement fertois. Si elle se plaît dans sa nouvelle école, subsiste de l’incompréhension.

Je trouve ça injuste. J’ai quitté mon école alors que j’ai toutes mes copines là-bas mais ma harceleuse y est toujours. C’est pas logique, c’est moi qui suis punie. En plus, quand j’étais à l’hôpital, j’ai loupé plein de moments à l’école, pendant qu’elle vivait sa vie alors que moi, j’ai été privée de tout ça.

Même discours pour sa maman. Qui veut « qu’on croie ma fille ». Lola persiste : « À 10 ans, si ce ne sont que des histoires de gamins, s’il ne se passe rien, on n’a pas envie de sauter du 5e étage, on n’est pas hospitalisé douze jours pour rien ! »Alerter, pour délier les langues.

« En 2026, alors qu’on voit partout qu’il faut que les enfants victimes de harcèlement parlent, que le plan pHARe a été créé, qu’on martèle aux enfants qu’il faut qu’ils parlent, qu’on va les croire, les aider, eh bien non, ce n’est pas vrai ! » À sa grande déception, « le Parquet a reconnu le harcèlement mais classé l’affaire sans suite parce que la petite fille n’a pas 12 ans.

La seule sanction qui peut être prise, c’est par l’Éducation nationale. Mais le Rectorat dit qu’il n’y aura pas de suite parce que dans le plan pHARe, il y a des étapes qui n’ont pas toutes été ‘remplies’, donc en clair, on passe à autre chose. Ma fille a été changée d’école, tout est résolu », fulmine Lola. La Fertoise se dit « écœurée ».

Et ne s’en départit pas : « je veux que cette harceleuse soit exclue de l’école mais surtout, qu’elle ait un suivi, qu’on lui explique qu’on ne peut pas faire ça, qu’on ne peut pas faire du mal comme elle l’a fait à quelqu’un ! » Dans un deuxième temps, la maman entend également déposer plainte contre l’ancien instituteur de sa fille ; elle dénonce une non assistance à personne en danger.

Des faits que le Parquet sera amené à qualifier.

"Ce bruit nous rend fous" : ces voisins de salles des fêtes excédés par les nuisances sonores La maman de Rubis, 3 ans, atteinte d’une maladie très rare, crée une association pour aider sa petite fille Exécution ratée de Christa Pike : on en sait plus sur l'état de santé de la condamnée à mort aux États-Unis

Nous avons résumé cette actualité afin que vous puissiez la lire rapidement. Si l'actualité vous intéresse, vous pouvez lire le texte intégral ici. Lire la suite:

actufr /  🏆 1. in FR

 

France Dernières Nouvelles, France Actualités

Similar News: Vous pouvez également lire des articles d'actualité similaires à celui-ci que nous avons collectés auprès d'autres sources d'information.

« Garamaudo est une nouvelle référence internationale de mosasauridé »« Garamaudo est une nouvelle référence internationale de mosasauridé »La Marseillaise : En quoi cette nouvelle espèce de mosasauridé - « Garamaudo bauciensis &187; – est-elle importante ? Thierry Tortosa : Elle est définie à...
Lire la suite »

Pourquoi cette association historique à Casteljaloux est-elle contrainte de cesser son activité ?Pourquoi cette association historique à Casteljaloux est-elle contrainte de cesser son activité ?Créée en 1985, l'association Les Amis de Casteljaloux cessera son activité en janvier 2027, faute de nouveaux adhérents pour assurer son fonctionnement.
Lire la suite »

Morbihan : la voiture à pédales « Casimir » montera-t-elle sur le podium du championnat de France ?Morbihan : la voiture à pédales « Casimir » montera-t-elle sur le podium du championnat de France ?L’association des voitures à pédales colpéennes (AVCP 56) croise les doigts pour leur bolide « Casimir » monte sur le podium du championnat de France.
Lire la suite »

Mercotte révèle comment elle a appris la mort de sa mère à l'âge de sept ansMercotte révèle comment elle a appris la mort de sa mère à l'âge de sept ansDans un épisode d'Un dimanche à la campagne, Mercotte raconte l'instant fort où elle a compris que sa mère était décédée : une conversation entendue entre ses tantes lorsqu'elle avait sept ans. Avant cela, elle avait simplement cru que sa mère était en voyage, comme de nombreuses autres mères d'amis. Elle partage également sa gratitude envers ses tantes pour leurs soins après cette révélation.
Lire la suite »