La vidéo, abondamment relayée sur des réseaux sociaux chauffés à blanc, date de jeudi. On y voit un élu de la République, Aymeric Caron, député parisien apparenté à La France insoumise qui, armé d’un
Julien Rousset, reporter à « Sud Ouest » et éditorial iste. La vidéo, abondamment relayée sur des réseaux sociaux chauffés à blanc, date de jeudi. On y voit un élu de la République, Aymeric Caron, député parisien apparenté à La France insoumise qui, armé d’un mégaphone, harangue une foule adolescente.
La scène se passe près d’un lycé... La vidéo, abondamment relayée sur des réseaux sociaux chauffés à blanc, date de jeudi. On y voit un élu de la République, Aymeric Caron, député parisien apparenté à La France insoumise qui, armé d’un mégaphone, harangue une foule adolescente. La scène se passe près d’un lycée de sa circonscription, devant des barricades de poubelles.
« Nous sommes avec vous ! » lance-t-il. Ovation. Comme Aymeric Caron, de nombreux élus LFI sont très présents, et très actifs, depuis la semaine dernière, aux côtés des lycéens en grève.
Souvent ceints de leur écharpe tricolore. Au point d’être responsables de ce mouvement, et de son embrasement ? C’est ce qu’a affirmé Matignon, dénonçant. Accusation excessive.
Les Insoumis n’ont pas créé le vaste mouvement lycéen. L’exécutif, qui a tardé à ouvrir le dialogue, s’exonère un peu vite de ses responsabilités… En revanche, que les soutiens de Jean-Luc Mélenchon cherchent à instrumentaliser cette colère, c‘est une évidence. Cette tentative d’OPA se déroule d’ailleurs au grand jour, de manière totalement décomplexée. Le calcul électoral est limpide : asseoir la domination LFiste dans les intentions de vote des 18-24 ans pour la présidentielle.
Le ministre de l’Éducation nationale a reçu les organisations lycéennes et promis des mesures d’urgence pour les classes à examen, mais la mobilisation est reconduiteLa proximité entre la gauche et les manifs lycéennes n’a rien d’inédit. La triste nouveauté, cet automne, c’est que le mouvement, pollué par des groupes d’émeutiers, a sombré dans.
Lycées en feu, scènes de chasse à l’homme, nombreux blessés, affrontements multiples entre jeunes et forces de l’ordre, et inversement… L’évidence, pour tout élu de la République, tout démocrate même, devrait être de condamner immédiatement, sans appel, cette violence. Mais les Insoumis ont choisi l’ambiguïté. Leurs condamnations sont tardives, assorties de « mais » gênants. Mercredi, Jean-Luc Mélenchon a prôné lamais la veille, il avait encouragé ses troupes à s’« interposer face à la sauvagerie policière ».
À Saint-Denis, Bally Bagayoko a appelé à l’ « apaisement » tout en répétant que, dans certains cas, « la violence peut être légitime ». Face à une telle crise, on attend des élus qu’ils agissent en médiateurs, qu’ils essaient de bâtir un dialogue, des perspectives politiques. Et, urgence absolue, qu’ils fassent le maximum pour la désescalade. Certainement pas qu’ils se livrent à l’exploitation incendiaire des inquiétudes lycéennes.
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