Dérives sectaires : qu'est-ce que le “Dérivomètre”, ce nouvel outil qui aide à repérer les pratiques médicales à risque ?

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Dérives sectaires : qu'est-ce que le “Dérivomètre”, ce nouvel outil qui aide à repérer les pratiques médicales à risque ?
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Promesse de guérison miracle, discours pseudo-scientifique ou encore incitation à arrêter un traitement... Certains comportements doivent immédiatement alerter sur des dérives sectaires. Pour aider les patients et leurs proches à les repérer, le ministère de la Santé met à disposition un nouvel outil baptisé “Dérivomètre”.

Dérives sectaires : qu'est-ce que le “Dérivomètre”, ce nouvel outil qui aide à repérer les pratiques médicales à risque ? Promesse de guérison miracle, discours pseudo-scientifique ou encore incitation à arrêter un traitement...

Certains comportements doivent immédiatement alerter sur des dérives sectaires. Pour aider les patients et leurs proches à les repérer, le ministère de la Santé met à disposition un nouvel outil baptisé “Dérivomètre”. La Miviludes a reçu plus de 4.500 signalements concernant des dérives sectaires en 2024, soit 110 % de plus qu’en 2015.

Pour prévenir ces dérives, un nouvel outil, le"Dérivomètre" classe les risques en 3 niveaux, du jaune au rouge et aider à repérer les situations préoccupantes dans le domaine de la santé.. En 2024, la Miviludes a reçu plus de 4.500 signalements et demandes d’information, soit 110 % de plus qu’en 2015.

Entre 2022 et 2024, 37 % des dossiers traités concernaient la santé et le bien-être, ce qui en fait l’une des principales thématiques signalées à la mission interministérielle. , également appelées"médecines alternatives","naturelles" ou"complémentaires". Celles-ci ne constituent pas automatiquement une dérive sectaire.

En revanche, certaines situations peuvent entraîner un retard de diagnostic, une modification inadaptée de la prise en charge médicale ou une perte de chance. Hypnose, naturopathie, sophrologie, réflexologie ou encore acupuncture font partie des nombreuses pratiques regroupées sous le terme de pratiques non conventionnelles en santé.

Elles ne présentent pas toutes les mêmes risques mais le ministère de la Santé rappelle que leur efficacité, leurs effets et leur innocuité n’ont pas été établis par des études scientifiques ou cliniques suffisamment solides. Le risque devient surtout préoccupant lorsqu’une pratique remplace une prise en charge médicale nécessaire, au risque de retarder un diagnostic ou un traitement et d’entraîner une perte de chance de guérison ou d’amélioration.

C’est pour aider les patients et leurs proches à faire la différence que le ministère a conçu le"Dérivomètre". L’outil fonctionne avec trois niveaux de vigilance, du jaune au rouge, selon les propos et les comportements du praticien. Voici comment l'utiliser pour repérer les situations à risque et bien réagir.

Le ministère chargé de la Santé a présenté le 29 septembre son "dérivomètre", un outil destiné à mieux identifier les situations à risque et les bons réflexes à adopter.correspond au niveau de vigilance le plus faible. Rien n’indique forcément une situation dangereuse mais quelques repères permettent de vérifier que la prise en charge reste saine.

Un praticien doit pouvoir expliquer clairement ce qu’il fait, évoquer aussi bien les bénéfices que les risques, recueillir votre accord et vous orienter vers un professionnel de santé en cas de doute. Cette pratique peut compléter le suivi médical mais ne doit en aucun cas l'interrompre ou le remplacer.invite à faire une pause. Plusieurs comportements doivent mettre la puce à l’oreille. C’est notamment le cas si le praticien critique la médecine ou la science, parle beaucoup d’énergies ou de vibrations.

S’il vous démarche directement sur les réseaux sociaux, par mail ou par téléphone ou vous pousse même à modifier votre traitement sans avis médical. Le ministère de la Santé conseille alors de ne pas reprendre immédiatement rendez-vous et d’en parler avec son médecin ou son pharmacien avant de poursuivre.correspond aux situations dans lesquelles il faut dire stop.

Demander l’arrêt d’un traitement, promettre une guérison soi-disant “miracle”, se présenter comme la seule personne capable de vous soigner ou chercher à vous isoler de votre entourage et de votre médecin sont des signaux particulièrement préoccupants. Même vigilance face à des actes physiques invasifs sans cadre médical ou à des gestes à caractère sexuel.

Dans ce cas, le ministère recommande de couper le contact et d’alerter son médecin. En cas d’urgence ou d’actes non consentis, il faut appeler le 15 et une plainte peut être déposée. Si votre état ne s’améliore pas ou s’aggrave après avoir eu recours à une pratique non conventionnelle, par exemple un naturopathe, le premier réflexe reste de consulter votre médecin traitant, un autre médecin ou si nécessaire, un service d’urgence.

Et si le problème concerne directement le comportement du praticien, plusieurs recours existent. Lorsqu’il s’agit d’un médecin, d’un pharmacien ou d’un professionnel paramédical disposant d’un ordre, il est possible de se rapprocher de l’instance professionnelle concernée. Pour un ostéopathe, un chiropracteur ou un psychothérapeute, le signalement peut notamment être adressé à l’Agence régionale de santé .

Enfin, certaines situations nécessitent d’aller plus loin. Une exigence financière excessive, une déstabilisation mentale ou un discours visant à vous détourner de la médecine conventionnelle peuvent être signalés à la Miviludes lorsqu’une dérive sectaire est suspectée. En cas d’escroquerie ou de publicité mensongère, la DGCCRF ou la DDPP peuvent également être saisies. Dans tous les cas, pensez à conserver les messages, documents, captures d’écran ou autres éléments pouvant servir de preuves.

Le ministère le rappelle aussi clairement dans son dérivomètre, un traitement ne doit jamais être arrêté sans avis médical. Voir ses publications Journaliste web chez Femme Actuelle, j'ai à cœur d'analyser, décrypter et partager l'actualité avec nos lectrices. Passionnée par des sujets aussi variés que la mode, la beauté, la santé ou encore la cuisine, j'aime transmettre l'information de manière accessible et éclairée. Insuffisance rénale - qu'est-ce que le taux de DFG et quand est-il inquiétant ?

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