En cas d’ostéoporose, l’activité physique adaptée peut aider à préserver les os et l’équilibre, si elle reste progressive et individualisée.
Sur le compte Instagram de Grégoire Gibault alias @majormouvement, kinésithérapeute, le Dr Victoria Tchaikovski, médecin du sport, défend une idée souvent contre-intuitive : en cas d’ostéoporose, bouger et renforcer ses muscles ne fragilise pas forcément les os.
La clé n’est pas de “charger” à tout prix, mais d’avancer de façon progressive, adaptée et sûre. Pourquoi l’activité physique peut aider un os fragile L’ostéoporose correspond à une fragilisation de l’os qui augmente le risque de fracture, notamment au niveau des vertèbres, du poignet ou du col du fémur. Cela peut donner envie d’éviter tout effort. Pourtant, l’immobilité n’est pas une protection idéale : elle peut entretenir la perte musculaire, diminuer l’équilibre et augmenter le risque de chute.
Le message essentiel de la vidéo est donc juste, à condition de le nuancer : l’activité physique adaptée fait partie des mesures recommandées pour préserver la masse osseuse et la fonction musculaire. Les exercices dits “en charge”, où le corps lutte contre la gravité, et les exercices contre résistance peuvent stimuler les zones sollicitées. Cette résistance peut venir du poids du corps, d’élastiques, d’haltères ou de machines, selon le niveau de chacun.
Dans l’extrait, le Dr Tchaikovski insiste sur une progression par paliers : commencer au poids du corps, puis ajouter une charge légère, avant d’augmenter si le corps le tolère. Elle rappelle aussi qu’une femme de 50 ans habituée au CrossFit ne travaillera pas avec les mêmes charges qu’une personne qui reprend après dix ans sans sport. C’est précisément cette adaptation qui change tout. Il faut en revanche éviter une lecture trop simpliste du type "plus c’est lourd, mieux c’est".
L’os répond aux contraintes mécaniques, mais davantage de charge n’est pas automatiquement préférable pour tout le monde. Les bénéfices observés avec le renforcement ne prouvent pas que toute charge lourde convient à toute personne ostéoporotique. Il existe une différence entre une association favorable, un programme encadré, et une causalité valable dans toutes les situations. Pour aller plus loin sur les pratiques possibles, vous pouvez consulter notre dossier sur les meilleurs sports pour renforcer les os en cas d’ostéoporose.
Comment progresser sans prendre de risque inutile Le bon repère n’est pas la performance, mais la régularité et la sécurité. En pratique, un programme utile associe souvent du renforcement, du travail de l’équilibre et de la coordination. L’objectif est double : solliciter les muscles et les os, mais aussi réduire le risque de chute, qui joue un rôle majeur dans les fractures.
Quelques principes simples peuvent guider une reprise, sans remplacer l’avis d’un professionnel de santé : En cas d’ostéoporose diagnostiquée, de fracture récente ou ancienne, de douleur persistante, de grande fragilité ou de peur de tomber, la reprise mérite d’être individualisée avec un médecin ou un kinésithérapeute. En cas de douleur ou d’antécédent de fracture, il ne faut pas improviser.
Ce n’est pas un frein au mouvement, mais une façon de choisir les bons exercices, les bonnes amplitudes et le bon rythme. L’activité physique ne doit pas non plus être présentée comme une solution isolée. Elle s’inscrit dans une prise en charge globale : alimentation, apports en calcium et vitamine D évalués si nécessaire, prévention des chutes, et traitement médicamenteux lorsqu’il est indiqué. En clair, elle ne remplace pas un traitement, mais peut en être un complément important.
Le message à retenir est donc rassurant : les os fragiles n’imposent pas forcément l’arrêt du renforcement. Mais le bon programme doit rester progressif et individualisé, loin des comparaisons avec les autres et des charges choisies trop vite. Sources Partager sur :
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