Le 8 janvier 2024, deux habitants de Saint-Savinien avaient été piégés dans leur sommeil par les émanations d’une chaudière mise en route avant la fin du chantier.
Charente-Maritime : un couple était décédé d’une intoxication au monoxyde de carbone, l’entreprise qui avait installé la chaudière à la barreLe 8 janvier 2024, deux habitants de Saint-Savinien avaient été piégés dans leur sommeil par les émanations d’une chaudière mise en route avant la fin du chantier.
Le patron et son salarié ont été condamnés à 24 mois et 6 mois de prison avec sursis jeudi 1e couple a été piégé dans sa chambre, en plein sommeil, par le monoxyde de carbone. Le lundi 8 janvier 2024, les pompiers sont appelés par un proche inquiet de ne pas avoir de nouvelles. En pénétrant cette maison ancienne, à Saint-Savinien, ils sont saisis par l’odeur. L’homme, âgé de 60 ans, est en arrêt cardiorespiratoire, dans son lit.
Sa compagne, âgée de 59 ans, décédera quelques...e couple a été piégé dans sa chambre, en plein sommeil, par le monoxyde de carbone. Le lundi 8 janvier 2024, les pompiers sont appelés par un proche inquiet de ne pas avoir de nouvelles. En pénétrant cette maison ancienne, à Saint-Savinien, ils sont saisis par l’odeur. L’homme, âgé de 60 ans, est en arrêt cardiorespiratoire, dans son lit.
Sa compagne, âgée de 59 ans, décédera quelques jours plus tard des suites de l’intoxication. Le drame s’est noué lundi après-midi 8 janvier à Saint-Savinien, près de Saintes.
La compagne, âgée de 59 ans, a pu être réanimée et conduite au CHU de Bordeaux en urgence absolue octobre 2026, devant le tribunal correctionnel de Saintes, le patron de l’entreprise, âgé de 62 ans, et le salarié de 39 ans qui a procédé à l’installation répondent d’une série de fautes qui a conduit à ce double « homicide involontaire ». Selon l’expertise, « la cause originelle était due à une obstruction du conduit par de l’eau de condensation.
Le tuyau était mal installé. Les fumées sont sorties sous pression via un regard d’évacuation des eaux et le nez de la chaudière », résume la présidente, Karima Djemali. La chaufferie était dépourvue de toute ventilation, la VMC en panne. Entamé le mercredi, le chantier n’était pas terminé le vendredi.
Le salarié était revenu exceptionnellement le samedi matin. Les occupants avaient déjà procédé aux derniers raccordements et mis la chaudière en marche. Le technicien avait procédé à des vérifications mais était reparti en laissant le matériel tourner, prévoyant de repasser en début de semaine pour finaliser l’installation.
« Je ne peux pas dire que c’est la faute à pas de chance. Quand on fait un chantier, on va jusqu’au bout » « Ils insistaient tellement pour avoir de l’eau chaude », tente-t-il de justifier. On était début janvier, il faisait froid.
« Je ne m’attendais pas à ça du tout. C’est dur de penser que c’est de la négligence de ma part », soupire-t-il. Le patron reconnaît aussi les faits, « dans les grandes lignes ». La chaudière au fioul avait été achetée d’occasion.
Elle avait dix ans mais était « en bon état ». L’entrepreneur avait proposé de la « déporter » dans un autre local mais « c’était beaucoup trop cher ».
« Je ne peux pas dire que c’est la faute à pas de chance. Quand on fait un chantier, on va jusqu’au bout », commente-t-il. Il avait de la sympathie pour ses clients et s’était voulu arrangeant. Depuis l’accident, il assure avoir renforcé les mesures de sécurité dans ses processus.
« On n’a pas affaire à un charlatan qui n’y connaît rien. Il a pris conscience et il a réagi », affirme son avocate, Me Maryn Pierret. En moyenne chaque année en France, 3 500 personnes sont impliquées dans des intoxications au monoxyde de carbone Dans un débat très technique de près de quatre heures, les avocats des proches des disparus tentent de « remettre de l’humain ».
« On pense bien sûr à la famille des victimes. Ce n’est pas évident de les regarder dans les yeux », glisse le salarié au moment de conclure. Le Parquet requiert 18 mois avec sursis pour les deux hommes.
« Je ne demande pas la relaxe, mais une peine plus juste », plaide Me Antoine Limilo pour l’installateur. Le tribunal ramène sa peine à six mois de prison avec sursis mais pousse celle du chef d’entreprise à 24 mois. La société est condamnée à une amende de 40 000 euros.
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