À la suite de l'agression d'un commandant de police, le procureur de la République de Belfort a tenu une conférence de presse pour faire le point sur l'affaire
À la suite de l'agression d'un commandant de police, le procureur de la République de Belfort, Paul-Édouard Lallois, a tenu une conférence de presse, dimanche 4 octobre, pour faire le point sur l'affaire.
Il a fait état de plusieurs avancées. Le procureur de la République de Belfort, a tenu une conférence de presse pour faire le point après l'agression d'un commandant de police «roué de coups au visage» par plusieurs individus. Une enquête pour «tentative de meurtre sur personne dépositaire de l'autorité publique en réunion» a été ouverte.
«Une qualification large pour permettre aux services enquêteurs de disposer des moyens d’investigation les plus larges pour mener l’enquête», a justifié Paul-Édouard Lallois. Un individu déjà identifié les jours précédentsVendredi 2 octobre, lors d'affrontements entre manifestants et forces de l'ordre à Belfort en marge du mouvement lycéen, ce commandant de police avait identifié un individu «déjà repéré les jours précédents pour sa participation à des incendies de poubelle».
Alors que l'individu s'était isolé près de la rivière qui traverse la commune, «identifié par la police comme étant un lieu de repli des casseurs où ils venaient s'approvisionner en projectiles », le policier a tenté de procéder à l'interpellation de ce lycéen. Comme l'indique le procureur, le commandant a affirmé être arrivé «derrière ce jeune homme», l'avoir plaqué face contre l'eau et avoir commencé le menottage d'un poignet «sans pour autant aller au bout». la policier a subi une «perte brève de connaissances»Il a ensuite été pris à partie «par de nombreux individus hostiles».
Arrivé dans le dos, du policier, l'un d'entre eux a porté «manifestement un violent coup de poing provoquant la chute du commandant», qui a subi une «perte brève de connaissances». L'individu interpellé a également pu se libérer. Alors que le commandant de police était au sol, il a été «roué de coups au visage», notamment par l'individu interpellé qui lui a porté «de violents coups de pieds à la tête».
Le policier a été transporté à l'hôpital avec plusieurs plaies et plusieurs hématomes et s'est vu prescrire un «arrêt de travail de 8 jours». Le profil des individus Le procureur de Belfort a indiqué que quatre individus ont été identifiés pour avoir «porté les principaux coups». Deux d'entre eux sont en garde à vue ce dimanche 4 octobre. Le premier est l'individu interpellé précédemment, «âgé de 17 ans» et «sans antécédent judiciaire», scolarisé dans le lycée Courbet à Belfort.
Ce lycéen «de nationalité bulgare», a indiqué qu'il n’avait pas participé aux tirs de projectiles en amont de son interpellation, mais a reconnu avoir lancé des cailloux en direction des policiers et les violences commises sur le commandant, en expliquant : «Je ne sais pas si c’est à cause de l’adrénaline, je lui ai mis deux coups de pied dans la tête quand le policier était au sol et que les autres l'agressaient». Il a également reconnu qu'il avait parfaitement compris qu'à la suite de son interpellation qu'il s'agissait bien d'un policier.
Un autre jeune mineur 15 ans et demi, natif de Belfort, sans antécédent, a été interpellé, identifié lui aussi comme ayant participé aux violences contre le policier. S'il a admis vouloir porter un coup de pied au policier, «il aurait dévié sa trajectoire à la dernière seconde». Une version contredite par des éléments de vidéo, a fait savoir le procureur.
Une information judiciaire ouverteLe parquet Belfort a ouvert une information judiciaire auprès du juge d'instruction à l'encontre de ces deux mineurs pour des «violences sur policier ayant entraîné une ITT n'excédant pas huit jours», aggravée par deux circonstances commises lors des manifestations. Elle est a également été ouverte contre X, «pour identifier d'autres individus».
Sur le même sujet Blocus des lycées : le lycéen suspecté d'avoir agressé une femme avec un spray inflammable à Marseille placé en détention provisoire Lire Pour le plus âgé des deux, le parquet a demandé son placement en détention provisoire. Pour le second, âgé de 15 ans et demi, «le placement en détention provisoire n'étant légalement pas possible en l’état», le parquet a ordonné son «placement sous contrôle judiciaire strict et dans un établissement de la protection judiciaire de la jeunesse».
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