Cancers gynécologiques : les signes d'alerte à ne jamais ignorer selon l'Institut Curie et le Dr Marpeau

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Cancers gynécologiques : les signes d'alerte à ne jamais ignorer selon l'Institut Curie et le Dr Marpeau
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Prévention, dépistage, soins spécialisés : ce qui change dans la prise en charge des cancers gynécologiques, avec l'Institut Curie.

Dans une vidéo publiée sur Instagram, le Dr Olivier Marpeau alias @mon.gyneco, en collaboration commerciale avec l’Institut Curie, la Pre Anne Vincent-Salomon, fait le point sur les cancers gynécologiques.

Message clé : la prise en charge progresse surtout grâce à la prévention, au repérage plus précoce quand il est possible, et à des parcours très spécialisés. Trois cancers, trois enjeux très différents Les cancers gynécologiques concernent l’appareil génital féminin. Dans la vidéo, la Pre Anne Vincent-Salomon, pathologiste médicale et directrice de l’Institut des Cancers des Femmes de l’Institut Curie, distingue surtout trois situations : l’endomètre, le col de l’utérus et l’ovaire.

Le cancer de l’endomètre, tissu qui tapisse l’intérieur de l’utérus, est présenté comme le plus fréquent des cancers gynécologiques, après le cancer du sein. Il concerne plusieurs milliers de nouveaux cas chaque année en France, avec des estimations récentes au-delà de 8 000 cas annuels. Il survient le plus souvent après la ménopause, ce qui rend certains signes particulièrement importants à ne pas banaliser.

"Dès qu'on saigne alors qu'on est ménopausée, on consulte sans tarder". Cette phrase doit toutefois être comprise avec une nuance : un saignement après la ménopause, même faible ou isolé, justifie un avis médical, mais des saignements anormaux avant la ménopause doivent aussi être signalés. Pour approfondir, notre dossier sur le cancer de l’endomètre et ses signes d’alerte détaille les examens et les situations à surveiller.

Le cancer du col de l’utérus, lui, concerne environ 3 100 nouveaux cas par an en France métropolitaine. Son particularisme est majeur : la plupart des cas sont liés à une infection persistante par des papillomavirus humains. C’est donc l’un des cancers gynécologiques les plus accessibles à la prévention, même s’il ne faut pas promettre une disparition rapide. Le cancer de l’ovaire concerne environ 5 300 nouveaux cas par an en France métropolitaine.

Comme le rappelle la vidéo, il donne souvent des signes discrets ou peu spécifiques : douleurs abdominales, troubles digestifs, ballonnements. Ces symptômes sont fréquents et ne signifient pas, à eux seuls, qu’il s’agit d’un cancer. Mais lorsqu’ils sont inhabituels, persistants ou s’aggravent, ils méritent d’être discutés avec un professionnel de santé. Prévention, dépistage : ce qui peut faire la différence Pour le col de l’utérus, deux leviers se complètent.

La vaccination contre les HPV est recommandée en France chez les filles et les garçons selon le calendrier vaccinal, notamment dès 11-14 ans, avec un rattrapage prévu pour les personnes non vaccinées. Le dépistage entre 25 et 65 ans reste indispensable, y compris chez les personnes vaccinées.

Ce dépistage n’est pas toujours le même selon l’âge : entre 25 et 29 ans, il repose sur l’examen cytologique ; de 30 à 65 ans, le test HPV-HR devient l’examen de référence, réalisé sur un prélèvement cervico-utérin. Notre article sur le dépistage du cancer du col de l’utérus par frottis permet de mieux comprendre ce suivi. Pour l’endomètre, la logique est différente : il n’existe pas de dépistage organisé comparable à celui du col.

Le point clé est donc le saignement après la ménopause, à ne pas attribuer automatiquement à un trouble banal. Pour l’ovaire, l’enjeu est encore autre. Les symptômes peu spécifiques expliquent en partie les diagnostics tardifs. Les experts insistent sur la nécessité d’examens permettant d’évaluer précisément l’étendue de la maladie, puis de proposer des combinaisons de traitements adaptées.

Pour aller plus loin, Doctissimo détaille les symptômes et la prise en charge du cancer de l’ovaire. Ce que change une organisation comme l’Institut des Cancers des Femmes L’Institut Curie, PSL et l’Inserm ont créé l’Institut des Cancers des Femmes, labellisé IHU en 2023. L’objectif affiché est de réunir soins, recherche et expertise multidisciplinaire autour des cancers féminins, dont les cancers gynécologiques et du sein.

Dans la vidéo, la Pre Anne Vincent-Salomon insiste sur la nécessité, en particulier pour les cancers de l’ovaire, d’une prise en charge impliquant de nombreux spécialistes. C’est l’un des apports concrets de ce type de structure : une coordination très spécialisée, depuis le diagnostic jusqu’au traitement, tout en intégrant la recherche clinique.

Il faut cependant rester précis : l’existence d’un institut, de nouveaux médicaments en développement et d’une recherche dynamique ne prouve pas, à elle seule, une amélioration mesurable pour toutes les patientes. C’est une organisation et une ambition de progrès, pas une garantie individuelle. En pratique, le bon réflexe reste de participer aux dépistages recommandés, de signaler tout symptôme inhabituel et de s’orienter vers une équipe spécialisée lorsque le diagnostic est posé.

Diapo : Cancer de l'ovaire : voici les 7 métiers les plus à risque selon une étude Sources Partager sur :

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