Les pépinières Crété à Lafresguimont-Saint-Martin (Somme), ont célébré 50 années d'activité en recevant 250 clients et partenaires avant une journée portes ouvertes le vendredi.
« C’est ainsi que nous avons appris que rien ne se fait seul » : Cette pépinière familiale a fêté ses 50 ans Les pépinières Crété à Lafresguimont-Saint-Martin , ont célébré 50 années d'activité en recevant 250 clients et partenaires avant une journée portes ouvertes le vendredi.
, ont fêté 50 années de plantations, en présence de leurs clients et partenaires. L’occasion de retracer l’histoire de cetteDepuis l’automne 2024, une vaste serre de 1 200 m² abrite une partie des activités de préparation des plants d’arbustes qui ont poussé pendant une ou deux années sur l’une des 17 parcelles réparties dans la vallée du Liger. Elle symbolise à elle seule le cheminement de l’entreprise fondée en 1976 par Antoine Crété.
Cette année-là, il décidait de s’installer comme pépiniériste et de produire des arbustes pour la reforestation. Commerçants, restaurateurs ou coiffeurs en campagne en Seine-Maritime, ils se mettent en scène sur les réseaux sociaux « Il s’est lancé avec une pelle, un C15 d’occasion et beaucoup de courage. À l’époque, sur le terrain, il y avait un simple bâtiment en torchis », racontent ses fils, Clément et Pierre, qui ont intégré l’entreprise en 2004 et la dirigent conjointement depuis 2018.
Les deux dirigeants ont retracé l’historique de l’entreprise pour évoquer son évolution, marquée par des relations qui s’inscrivent dans le temps, en rappelant au passage que « Antoine a travaillé pendant 40 ans avec le même garagiste. Patrick Pollet connaissait par cœur les véhicules de la société ». Antoine Crété s’est lancé seul avec le soutien de son épouse Pascale. Les pépinières ont d’abord trouvé des clients de proximité.
En 1990, elles comptaient 5 salariés.
« Ce n’est pas facile, mais on s’accroche » : ces Ukrainiens ont créé leur entreprise en Seine-Maritime Les grands chantiers du golf d’Hardelot et de l’autoroute A16 ont marqué une nouvelle phase du développement avec la construction d’un bâtiment en dur et le passage à 15 salariés. « Nous avons vu nos parents travailler constamment.
L’entreprise fait partie de leur vie et s’invitait très souvent dans les discussions lors des repas », expliquent Pierre et Clément, qui ont évidemment travaillé sur la pépinière pour obtenir de l’argent de poche.
« Nous touchions 15 centimes de franc par taille de peuplier ! C’est ainsi que nous avons appris que rien ne se fait seul, qu’il faut du temps et du savoir-faire pour réussir une plantation ». Leur savoir-faire, les deux frères l’ont en partie acquis en fréquentant l’école forestière de Mesnières-en-Bray. Clément s’est spécialisé dans l’horticulture pour gérer les plantations des pépinières.
Pierre, lui, s’est orienté vers la gestion forestière pour accompagner les chantiers de reboisement. Après leurs études, ils ont rejoint l’entreprise en 2004. À partir de 2018, ils ont pris des responsabilités.
« Pendant 20 ans, nos parents nous ont laissé peu à peu une place. Diriger une entreprise, ce n’est pas seulement prendre la clé du bureau », soulignent les deux frères, qui ont pris les responsabilités de co-directeurs à partir de 2018. L’entreprise emploie aujourd’hui 30 salariés permanents et jusqu’à 50 de novembre à avril avec l’apport de saisonniers.
L’entreprise assure annuellement la plantation de 400 000 arbres dans le Nord de la France et en région parisienne dans un rayon de 150 à 200 kilomètres autour de Saint-Jean.
« Nous plantons aujourd’hui les arbres des forêts de demain. Aujourd’hui, les arbres souffrent de l’évolution climatique. Ce qui était adapté hier ne l’est plus aujourd’hui. Nous devons planter en ayant en tête le climat de demain.
Il faut observer, diversifier, agir sans oublier que la bonne réponse n’est jamais la même d’un projet à l’autre », ont encore expliqué les deux frères. Les pépinières Crété utilisent donc des graines d’essences locales, mais aussi d’arbres poussant dans des régions plus chaudes pour adapter les forêts au changement climatique grâce à une migration assistée.
Elles effectuent du reboisement en forêt, mais aussi des plantations de haies, des plantations urbaines avec la création d’îlots de fraîcheur ou la plantation de mini-forêts en ville en suivant la méthode Miyawaki. Après les explications des deux frères et les remerciements aux salariés prodigués par Antoine, le maire de Lafresguimont-Saint-Martin, puis le préfet de la Somme, ont salué l’enracinement durable d’une entreprise qui se tourne déjà vers l’horizon 2076.
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