Éric Ciotti veut supprimer les allocations et les logements sociaux aux parents de jeunes casseurs responsables de dégradations dans les lycées
Le maire de Nice, Éric Ciotti, veut faire payer les parents des jeunes responsables de dégradations devant les lycées, réclamant la suppression de leurs allocations sociales et de leurs logements sociaux s’ils sont bénéficiaires.
Qu’en est-il actuellement sur le plan juridique à ce sujet ? Une réponse ferme attendue pour endiguer ce phénomène. Pour faire face aux différentes dégradations causées dans les lycées après les affrontements, le maire de Nice, Éric Ciotti, a réclamé le remboursement des dégâts - dont le coût est estimé à plusieurs dizaines de millions d'euros - aux parents des casseurs. Les parents des casseurs doivent payer les réparations des dégâts dans les lycées.
Leurs allocations sociales et logements sociaux, si bénéficiaires, doivent être coupées et retirés. Ce n’est pas au contribuable de payer ! Les gourous d’ultra gauche derrière les violences… https://t.co/Maw9OSIDYi — Eric Ciotti October 1, 2026 «Les parents des casseurs doivent payer les réparations des dégâts dans les lycées. Leurs allocations sociales et logements sociaux, si bénéficiaires, doivent être coupées et retirés.
Ce n’est pas au contribuable de payer ! Les gourous d’ultra gauche derrière les violences doivent être condamnés avec une sévérité absolue», a martelé ce dernier sur X. Une ligne que rejoint sur le principe le garde des Sceaux. Gérald Darmanin a demandé au procureur de requérir la responsabilité civile des parents lorsque leur enfant mineur est identifié comme responsable de dégradations. La contestation sociale est légitime, mais ne peut s’exprimer dans la violence.
J'ai donc demandé aux procureurs généraux une réponse pénale ferme et l’engagement de la responsabilité civile des parents de mineurs chaque fois que cela est possible. pic.twitter.com/RmtTBB7dx4 — Gérald DARMANIN October 2, 2026 «La contestation sociale est légitime, mais ne peut s’exprimer dans la violence. J'ai donc demandé aux procureurs généraux une réponse pénale ferme et l’engagement de la responsabilité civile des parents de mineurs chaque fois que cela est possible», a estimé le ministre sur X. Oui, il faut faire payer les parents de casseurs.
L’annonce du ministre de la Justice va dans le bon sens. Mais il faut aller plus loin : couper les allocations sociales et retirer les logements sociaux. Le groupe UDR dépose une proposition de loi pour le permettre. pic.twitter.com/afwMNC0uVY — Eric Ciotti October 2, 2026 Éric Ciotti s’est félicité de ces annonces, arguant néanmoins de la nécessité d’«aller plus loin», via une proposition de loi détaillée déposée en ce sens par son groupe UDR.
Un principe existant dans le Code civilCe principe existe pourtant déjà dans le Code civil. Les parents ayant l’autorité parentale sont «de plein droit responsables du dommage causé par leurs enfants mineurs», d’après l’article 1242.
«Il faut rappeler que les parents qui se soustraient à leurs obligations d’éducation commettent un délit qui peut être condamné de deux ans d’emprisonnement et de 30.000 euros d’amende. Cette peine peut être portée à trois ans d’emprisonnement et à 45.000 euros d’amende lorsque cette soustraction a directement conduit à la commission d’un crime ou d’un délit», a analysé l’avocat Me Léonard Zerbib pour CNEWS.
Sur le même sujet Responsabilité élargie, saisie des prestations sociales… Le projet de loi «casseurs-payeurs» présenté en Conseil des ministres Lire En revanche, les mesures comme la suppression des allocations ou d’un logement social relèvent d’autres règles. Aujourd’hui, en droit, ces sanctions n’existent pas.
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