Près de 170 élèves ont été blessés lors des manifestations. De l'autre côté, 65 personnels de l'Éducation nationale et près de 300 policiers ont aussi subi des blessures.
Près de 170 élèves ont été blessés lors des manifestations. De l'autre côté, 65 personnels de l'Éducation nationale et près de 300 policiers ont aussi subi des blessures.
Depuis ce mardi 29 septembre 2026, les lycéens de France métropolitaine et d’Outre-mer bloquent leurs lycées. Le mouvement, parti d’un lycée de Créteil, s’est répandu à tout le pays :près de 1 000 lycées ont été bloqués ce jeudi 1ᵉʳ octobre pour l’acte 2 du mouvement, a chiffré le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray jeudi soir, précisant que près de 400 lycées seraient fermés ce vendredi.
À la suite de ces mobilisations, près de 170 élèves ont été blessés, a décompté Édouard Geffray, qui n’a pas détaillé les circonstances dans lesquelles ces incidents se sont produits. De l’autre côté,Jeudi, les forces de l’ordre ont procédé à près de 2 000 interpellations, selon les autorités. Plus de 300 policiers et gendarmes ont été blessés, a indiqué le ministre Laurent Nuñez, condamnant « une violence débridée ».
Mais que risquent ces jeunes qui font usage de violence envers le personnel enseignant ou les forces de l’ordre ?
« Quoi qu’il en soit, le fait que tout cela se passe dans le cadre de manifestations ou de blocages n’est absolument pas une excuse, au contraire. Cela peut même être une« Rien ne justifie et ne légitime qu’on frappe quelqu’un ou qu’on dégrade du mobilier urbain, aucune revendication ne pourra légitimer ça. Partant de là, c’estet les règles habituelles qui s’appliquent », précise la spécialiste.
Elle explique quedes crimes, délits ou contraventions dont ils ont été reconnus coupables, en tenant compte deen raison de leur âge, dans des conditions fixées par le code de la justice pénale des mineurs ». Blocus des lycées : le gouvernement dépassé ? Un ministre demande l’aide des parents, un autre veut les faire payerd’un bien appartenant à autrui est punie de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende, sauf s’il n’en est résulté qu’un dommage léger ».
Le fait de tracer des inscriptions, des signes ou des dessins, sans autorisation préalable, sur les façades, les véhicules, les voies publiques ou le mobilier urbain est puni de 3 750 euros d'amende et d'une peine de travail d'intérêt général lorsqu'il n'en est résulté qu'un dommage léger.les paroles, gestes ou menaces , les écrits ou images de toute nature non rendus publics ou l’envoi d’objets quelconques adressés à une personne chargée d’une mission de service public , selon l’article 433-5 du Code pénal.
, à un sapeur-pompier ou à un marin-pompier dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses missions, l’outrage est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende », lit-on encore dans cet article. prévoit trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende quand « les violences entraîné une incapacité totale de travail pendant plus de huit jours », par exemple. Au maximum, les peines peuvent monter jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle, dans le cas de violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner , selonAjoutons à cela des violences ou des dégradations commises dans l’enceinte du lycée : cela peut constituer une circonstance aggravante.
Attention, ces règles s’appliquent en théorie, même si Alexandra Hawrylyszyn rappelle que si on est mineur , l’excuse de minorité est appliquée.
« Mais on peut l’écarter dans certains cas.et en dessous de 13 ans c’est l’irresponsabilité pénale qui s’applique », explique l’avocate pénaliste. Car on rappelle que les mineurs peuvent bénéficier de « l’atténuation de responsabilité » en raison de leur âge, dans des conditions fixées par le code de la justice pénale des mineurs.avec l’excuse de minorité, c’est la moitié de la peine qui est censée être prononcée.
Toujours selon l’avocate pénaliste, la justice des mineurs est appliquée de façon « assez laxiste » : Ils savent bien qu’ils ont peu de chances d’aller en prison, surtout s’ils n’ont jamais comparu devant un juge des enfants, qu'ils ont un casier vierge. Mais sans ça, si un procureur fait une remise à un parent, par exemple, c’est une condamnation, on reconnait que le jeune a commis un acte coupable et que sa responsabilité est engagée.
La responsabilité civile des parents peut être engagée aussi d'ailleurs, car ils sont responsables de leurs enfants, et ils pourront avoir à rembourser. Surveillante tuée à Nogent : avec l’excuse de minorité, quelle peine de prison risque le suspect de 14 ans ? À l’inverse, des élèves ont été victimes de heurts violents avec des forces de l’ordre, dans certains lycées.
Comme dans le Val-d’Oise, où un mineur a reçu une grenade dans la figure, lui cassant plusieurs dents,des peines plus sévères lorsque les violences sont commises « sur un mineur de quinze ans »« Les policiers n’ont pas d’autorisation de frapper ni les adultes ni les mineurs. Néanmoins ils ont le droit de se défendre lorsqu’ils sont attaqués, c’est la légitime défense.
Et ils doivent pouvoir exercer leurs fonctions : s’ils donnent une consigne pour que les jeunes se dispersent, ou si une personne commet des délits, ils peuvent user de, surtout pour faire revenir l’ordre », commente l’avocate pénaliste. Dans plusieurs lycées, l’IGPN a été saisie pour déterminer si l’usage de la force était bel et bien « nécessaire et proportionné ».
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