La matinée fut très agitée devant le lycée Grand-Air d’Arcachon. Une personne a été interpellée, des gaz lacrymogènes ont été à plusieurs reprises utilisés. Enfin, une délégation de trois lycéens a été reçue par la proviseure vers midi et demi
Blocage des lycées : à Arcachon, une matinée de blocus ponctuée d’une interpellation, de gaz lacrymogènes, d’appels au calme et de dialogueLa matinée fut très agitée devant le lycée Grand-Air d’ Arcachon.
Une personne a été interpellée, des gaz lacrymogènes ont été à plusieurs reprises utilisés. Enfin, une délégation de trois lycéens a été reçue par la proviseure vers midi et demi Ce vendredi matin du 2 octobre, le lycée Grand-Air d’Arcachon est, comme la veille, bloqué par une partie des lycéens de l’établissement : les horaires, la pression de Parcoursup, les classes surchargées, les profs non remplacés, etc. La police nationale est présente sur place.
La police municipale est placée plus en retrait. Et tout se passe calmement, gentiment, jusqu’à ce que les choses dégénèrent vers 10 heures et se poursuivent dans la fumée des gaz lacrymogènes.
« Nous étions pacifiques et notre blocus a dégénéré » : à Bordeaux, 200 lycéens ont manifesté, sans casseurs, devant le rectorat de Bordeaux Face à des forces de l’ordre impassibles, ce vendredi 2 octobre en fin de matinée, une tribune libre de lycéens s’est constituée en pleine rue, à proximité de la mairie de Bordeaux. Policiers, gendarmes et CRS ont fait l’objet, en direct, d’âpres critiques… formulées sans débordement Vidéo.
Blocage des lycées : « Pas assez de chaises pour les 37 élèves », « il pleut dans la classe », l’effet cocotte-minute des conditions dégradées À l’épreuve du témoignage et du vécu quotidien, les revendications des lycéens révèlent la dégradation des conditions d’enseignement. Ils expriment aussi leurs craintes face à un avenir dont ils ne veulent pas être exclus Les policiers ont à plusieurs reprises fait usage de gaz lacrymogènes ce vendredi matin devant le lycée Grand-Air d’Arcachon.
Que s’est-il passé ? Un incident a joué le rôle de l’étincelle qui met le feu partout. Selon les témoignages recueillis de part et d’autre, alors qu’une jeune fille est contrôlée par les policiers, un garçon s’énerve, insulte les policiers et se jette sur l’un d’eux. Ce collégien, puisque c’en est un , est alors maîtrisé, immobilisé à terre et placé en garde à vue pour outrages.
Les lycéens crient, certains jettent des projectiles sur les forces de l’ordre. Ce qu’ils trouvent sur le sol, des pommes de pin ou des branches, le lycée étant construit sous les pins dans la paisible et cossue Ville d’hiver. Les policiers répliquent avec des gaz lacrymogènes. La situation était calme, elle ne l’est plus du tout.
Le climat est resté tout de même très tendu toute la matinée devant le lycée Grand-Air d’Arcachon. Et le climat reste tendu. Dès qu’une pomme de pin vole, des lacrymogènes saturent l’atmosphère avant de se dissiper dans le fragile vent d’est. Une fois, deux fois, trois fois.
« Tant qu’on recevra des projectiles, on répliquera », crie un policier aux manifestants. « On a compris », répond un jeune homme. Lui, oui, d’autres non. D’autres lacrymos roulent sur le sol.
« Ça nous amuse pas, y a des enfants là, reprend le policier. À vous de gérer ! »Parmi les manifestants, deux militants du Nouveau Parti anticapitaliste ont visiblement quitté le lycée depuis un moment. Sont-ils ici pour récupérer le mouvement lycéen comme disent les éditorialistes des chaînes info ?
Ils ont en fait été invités par des lycéens arcachonnais. Ils disent « qu’ils n’encadrent ni ne récupèrent finalement rien parce que les lycéens se débrouillent très bien seuls et ont leurs revendications ». Ils ont surtout prêté leur mégaphone.
« Fais attention, touche pas ça ! » avertit un policier. Rien à faire, la fille prend la lacrymo à la main mais se brûle avant de la lancer.
« On t’a dit de pas le faire. » La police dirigée par le commandant Ronan Bompas ne va pas au contact. Et les paroles échangées avec les lycéens commencent à produire quelques effets. Au mégaphone, une des porte-paroles prévient les manifestants : « On attaque pas la police.
Notre but, c’est de se rassembler devant le lycée. On est pas là pour se faire gazer. Alors pas de projectiles. » Et c’est ce qui se passe, et les policiers reculent au même rythme qu’eux, sans heurt.
Vers midi et demie, l’administration du lycée Grand-Air d’Arcachon est venue discuter avec les manifestants et la proviseure a reçu une délégation. C’est alors qu’après les slogans « La cantine ! La cantine ! » scandés devant les grilles fermées, l’administration vient à eux.
Une délégation de trois lycéens est reçue par la proviseure, Mme Robin. Tout est plus calme. D’ailleurs, les élèves peuvent retourner en cours l’après-midi. Et puis la cantine est rouverte…
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