La mobilisation des lycéens va se poursuivre cette semaine avec le renfort de syndicats d'enseignants et de salariés. La contestation partie d'Île-de-France s'est étendue comme une traînée de poudre, attisée par la...
Blocage des lycéens : rôle clé de LFI, usage de TikTok et Snapchat, recours à l'IA... comment un mouvement que personne n'a vu venir a réussi à embraser les établissements scolaires en FranceLa mobilisation des lycéens va se poursuivre cette semaine avec le renfort de syndicats d'enseignants et de salariés.
La contestation partie d'Île-de-France s'est étendue comme une traînée de poudre, attisée par la gauche radicale, et alimentée par les réseaux sociaux. Profs absents pas suffisamment remplacés, trop d'élèves par classe, emplois du temps trop chargés, bâtiments délabrés dans certains lycées, pression du système Parcoursup... Les motifs desont nombreux. Cette exaspération peut facilement se comprendre et porte sur des difficultés parfois jamais résolues depuis des années.
Cette colère lycéenne n'a pourtant rien de pacifique dans plusieurs régions depuis plusieurs jours. Proviseurs et enseignants agressés, jets de projectiles sur les forces de l'ordre, mortiers d'artifice, bousculades, incendies volontaires de bâtiments... Les images rappellent les émeutes de l'été 2023 après En quelques jours, vingt-quatre lycées ont été incendiés ou saccagés en France. Ce lundi 5 octobre, les cours vont rester suspendus en partie ou en totalité dans 400 à 500 lycées du pays,.
La colère lycéenne va recevoir l'appui des syndicats enseignants et des syndicats de salariés mardi 6 octobre. RÉCIT. Colère des lycéens en France : blocages, tirs de mortiers d'artifice et nombreuses revendications, comment la situation s'est enflammée en seulement deux jours Le mouvement lycéen a commencé le 17 septembre au lycée Saint-Exupéry de Créteil. À l'origine, des enseignants dénoncent un manque de moyens.
Leurs élèves leur emboîtent le pas, raconte:"LFI et ses proxys de l'ultragauche". Il se basait sur un rapport du service de renseignement du préfet de police de Paris dont Ce rapport indique que"les origines du mouvement résident de toute évidence dans une instrumentalisation de structures syndicales étudiantes et de mouvements politiques proches de l'extrême gauche". Il explique que"le climat de tension sociale peut correspondre à une stratégie d'embrasement de la part des structures syndicales et politiques parmi les plus radicales pour imposer leurs idées à l'approche d'échéances électorales nationales". Toujours selon le rapport"les lycéens sont poussés à ces actions par des éléments d'extrême gauche" appartenant à des structures syndicales étudiantes comme Le Poing Levé ou FSE, ou des organisations politiques telles que les Jeunes communistes révolutionnaires, Révolution permanente ou LFI. Il est fait mention d'un"possible 'téléguidage' opéré par des syndicats".
Illustration concrète sur le terrain. De nombreux députés LFI sont allés au contact des lycéens en Île-de-France et en région. Clémence Guetté et Louis Boyard sont allés à Créteil, là où tout a commencé, quatre jours plus tard.
"Ils ont tout mon soutien", a écrit la députée. Le 29 septembre, le maire de Saint-Denis Bally Bagayoko rend visite à des lycéens de sa ville. Il estime que"la violence peut être légitime" et provoque un tollé au sein du gouvernement. Contrairement aux accusations qui circulent, je n’ai évidemment ni allumé ni encouragé de feu de poubelle.
Ces accusations sont grotesques et montrent la volonté de nuire à l’image du mouvement lycéen en cours. J’ai au contraire tenté de l’éteindre pour assurer la sécurité des jeunes présents et permettre une intervention rapide des pompiers. C’est ce que ferait tout élu de la République présent pour soutenir les jeunes mobilisés. Sur place, mon message aux lycéens a été clair : ne pas céder aux provocations, ne pas se mettre en danger et poursuivre leur mobilisation pacifiquement.
Mais ce bruit de fond, largement relayé par l’extrême droite et ses réseaux, ne doit pas faire oublier l’essentiel : les jeunes de Saint-Denis - Pierrefitte se mobilisent pour leurs conditions d’étude et leur avenir. Leurs revendications doivent être entendues et recevoir des réponses politiques. Pas de la répression massive à grand renfort de gaz lacrymogène. Les exemples se multiplient.
Mathilde Panot danse avec des lycéennes, Ersilia Soudais et Aymeric Caron haranguent les élèves avec un porte-voix, Thomas Portes tente de faire barrage avec son corps contre les CRS qui, bien que patients, continuent d'avancer. Nous serons toujours à vos côtés pour défendre vos revendications dans la rue, devant vos établissements contre la répression policière, dans les institutions face au gouvernement. Ne lâchez rien, vous êtes l’avenir du pays ❤️ https://t.co/I4BOZStHlPJ'ai ouvert la battle de danse ?
Des revendications en béton, défendues dans la joie, ils sont géniaux nos lycéens ! Sur mon territoire, ça s'est très bien passé aujourd'hui. Comme quoi, quand on veut... https://t.co/RVdh95YkVP? Aymeric Caron.
Député LFI Mégaphone. Juché sur des poubelles de tri. Devant un lycée bloqué. Barricades.
Pancartes. Drapeau palestinien en fond. Il félicite les lycéens. Il valide le blocage.
Il dit que le chaos, ce n’est pas du chaos. C’est « qui vous êtes ». Un élu qui pousse des mineurs à fermer leur établissement. À sécher.
À dresser des bacs verts en barricade. Les cours peuvent attendre. Sa séquence, non. ?
Mais bon, vous me direz : sa meilleure place, c’est au milieu des poubelles. ????? INSOLITE | Antoine Léaument est complètement dépassé par des lycéens qui mettent le feu au pied d’un lampadaire. https://t.co/Wrk9Nag1AkÀ chaque fois, les députés LFI publient des vidéos et des photos de leurs venues et les lycéens filment et partagent à leur tour ces scènes.
Invitée à réagir ce midi dans le Grand Jury de RTL, M6 et Ouest France, la députée LFI du Val-de-Marne Clémence Guetté a estimé que"l'instrumentalisation de La France Insoumise comme l'ennemie n'est pas nouvelle" et trouve"ça méprisant pour les lycéens qui n'ont pas besoin de La France insoumise pour savoir pourquoi ils se mobilisent".
"Une instrumentalisation de La France Insoumise comme l'ennemie qui n'est pas nouvelle" explique Clémence Guetté, député LFI du Val-de-Marne au sujet des violences aux abords des lycées et du potentiel rôle de La France Insoumise. Clémence Guetté, député LFI du Val-de-Marne et vice-présidente de l'Assemblée Nationale, invitée du Grand Jury- @publicsenat - @OuestFrance - @m6info .
De son côté, la députée européenne Manon Aubry a indiqué sur RMC le 2 octobre que LFI joue"un rôle de médiation":"Notre rôle était d'essayer de faciliter une médiation, d'essayer de faciliter l'organisation entre d'un côté les forces de l'ordre et de l'autre côté les jeunes pour qu'il y ait un lien de confiance qui puisse se rétablir". Je suis fière que les députés insoumis soient à côté des lycéens mobilisés.
Nous sommes là sur le terrain pour les écouter, faciliter une médiation et faire redescendre la tension. La réponse doit être politique. https://t.co/aSTptXrwo4que les Insoumis n'avaient qu'un rôle d'aide et de protection dans kles mouvements lycéens.
"Le mouvement insoumis ne dirige pas les mouvements populaires. Ils se dirigent eux-mêmes, par leur auto-organisation et leurs représentants. Nous protégeons, nous aidons, puis ils décident". Si la colère lycéenne a pu s'étendre comme une traînée de poudre, c'est aussi grâce aux réseaux sociaux.
TikTok et Snapchat, les plus populaires, ont joué un rôle de messager essentiel. Le rapport du service de renseignement l'explique très bien :"Les boucles de certains réseaux sociaux comme Snapchat ou TikTok permettent aux jeunes d’établir des contacts entre lycées et de mutuellement se prêter main-forte lors des tentatives de blocages.
Elles permettent aussi de lancer à la volée des idées de projets, comme, cette semaine, l’attaque du commissariat de police de La Courneuve, davantage pour tenter les plus téméraires que pour mettre au point les actions elles-mêmes". Autre allié des lycéens : l'intelligence artificielle qui permet à la fois d'annoncer des rassemblements mais aussi de truquer la réalité.
"Le recours à l’intelligence artificielle pour établir des visuels annonçant les blocages est aussi un phénomène nouveau venant donner une certaine contenance aux appels mais de manière anonyme, se substituant aux habituels tracts syndicaux", note le rapport. Sans surprise, le mouvement lycéen ne compte pas uniquement des jeunes filles et de jeunes garçons de 16, 17 ou 18 ans. Des casseurs voire des black blocs ont été aperçus sur les nombreuses vidéos de casse et d'affrontements avec la police.
Les individus interpellés les premiers jours en région parisienne n'avaient plus l'âge d'aller au lycée depuis plusieurs années. Leur comportement violent a entraîné une réponse musclée des policiers et des gendarmes.. Il leur a annoncé un plan d'action avec les recteurs dès cette semaine pour accélérer les remplacements d'enseignants absents en priorité dans les classes à examen et la création de 300 postes supplémentaires d'infirmières scolaires, psychologues de l'Éducation nationale et assistants sociaux.
Sur les rythmes scolaires, le chantier ne pourra pas aboutir avant l'élection présidentielle et le bâti scolaire est de la compétence des régions. Les représentants des lycéens estiment ne pas avoir entendu d'annonces concrètes. Ils ont appelé à continuer le mouvement. Jusqu'aux vacances de la Toussaint voire au-delà ?
Pour accéder de nouveau à cet article Blocage des lycées :"On n'a pas eu d'annonces concrètes...
" Nouvelle mobilisation mardi 6 octobre, les syndicats de salariés et d'enseignants rejoignent la contestation
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