Accouchement prématuré : ce médicament pour l’asthme pourrait l’empêcher et offrir des jours vitaux à l'enfant

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Accouchement prématuré : ce médicament pour l’asthme pourrait l’empêcher et offrir des jours vitaux à l'enfant
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Accouchement prématué : le ciclésonide, un médicament utilisé contre l’asthme, pourrait freiner les contractions utérines.

Publiés le 23 septembre 2026 dans Science Translational Medicine, ces travaux reposent sur l’analyse de 1 191 médicament s déjà approuvés par la FDA. Plusieurs molécules ont montré un intérêt en laboratoire et chez la souris.

Mais aucune ne constitue encore un traitement disponible pour les femmes enceintes. Quand quelques jours de grossesse peuvent tout changer Un travail prématuré survient lorsque l’utérus commence à se contracter régulièrement alors que la grossesse est encore loin de son terme. Lorsque c’est possible, les médecins cherchent à retarder l’accouchement : chaque jour supplémentaire peut contribuer à la maturation du fœtus, notamment de ses organes.

Le problème est qu’aux États-Unis, aucun médicament n’est actuellement spécifiquement approuvé par la FDA pour stopper un travail prématuré. Certains traitements sont utilisés hors indication, mais leurs effets indésirables chez la mère ou le fœtus peuvent limiter leur emploi. Les chercheurs de Vanderbilt University Medical Center ont donc choisi une autre stratégie : chercher parmi les médicaments déjà disponibles.

"Plutôt que de partir de médicaments entièrement nouveaux, nous nous sommes demandé si des médicaments déjà approuvés par la FDA pour d'autres affections pouvaient avoir des effets jusqu'alors insoupçonnés sur l'utérus", explique la Pr Shajila Siricilla, autrice principale de l’étude, dans le communiqué de Vanderbilt Health. 1 191 médicaments passés au crible, puis un candidat inattendu L’équipe a recherché des molécules capables de freiner l’activité du myomètre, le muscle de la paroi utérine, tout en épargnant les muscles lisses des vaisseaux sanguins. Une sélectivité importante pour espérer limiter certains effets indésirables.

Sur les 1 191 médicaments analysés, 51 ont d’abord montré une capacité à inhiber la mobilisation du calcium dans des cellules du myomètre humain. Après plusieurs étapes de sélection, 10 molécules se sont révélées particulièrement intéressantes pour leur activité préférentielle sur l’utérus. Deux candidats ont alors émergé : le ciclésonide, un corticoïde inhalé utilisé notamment contre l’asthme, et le fosaprépitant diméglumine, un médicament contre les nausées et vomissements.

Le ciclésonide a notamment freiné les contractions de tissus utérins humains étudiés en laboratoire.

"Notre étude a repéré le ciclésonide pour son activité sélective au niveau utérin et sa capacité à inhiber les contractions du myomètre . Ce qui soulève la possibilité intéressante que ce même médicament réorienté puisse finalement avoir une pertinence avant et après une naissance prématurée", explique la Pr Jennifer Herington.

Chez la souris, des résultats encourageants… mais encore très loin d’un traitement Les chercheurs ont ensuite testé certaines associations dans un modèle murin de travail prématuré provoqué expérimentalement. Certaines combinaisons, dont celles intégrant le ciclésonide, ont permis de retarder l’accouchement et d’améliorer la survie des souriceaux, ainsi que certains paramètres liés au développement de leur peau et de leurs poumons.

Les deux candidats retenus n’ont par ailleurs pas modifié le canal artériel fœtal chez la souris, un élément important de la circulation sanguine avant la naissance. Mais ces résultats restent précliniques. Ils ne permettent pas de conclure que le ciclésonide est efficace ou sûr chez la femme enceinte pour prévenir un accouchement prématuré.

"Nos résultats ne signifient pas que ces médicaments sont prêts à être utilisés cliniquement pour le traitement du travail prématuré. Ils identifient plutôt des candidats prometteurs pour un développement ultérieur et démontrent une stratégie systématique pour trouver des traitements potentiellement plus sûrs et plus efficaces parmi les médicaments existants", souligne Jennifer Herington. Pour les chercheurs, l’objectif n’est d’ailleurs pas seulement de gagner quelques heures.

Il s’agit, lorsque cela est médicalement possible, de prolonger la grossesse suffisamment longtemps pour favoriser la maturation du fœtus, avec le moins de risques possible. Le ciclésonide présente enfin une particularité : il est lui aussi étudié pour son éventuel intérêt après une naissance prématurée, notamment dans la prévention de la dysplasie bronchopulmonaire, une maladie pulmonaire grave du prématuré. Pour l’instant, cependant, le ciclésonide ne doit pas être utilisé pour tenter d’éviter un accouchement prématuré en dehors d’un essai clinique.

Cette étude ne change donc pas la prise en charge actuelle. Elle ouvre plutôt une piste de recherche : celle de redécouvrir, parmi des médicaments déjà connus, des propriétés insoupçonnées capables peut-être, un jour, de donner aux bébés prématurés quelques jours de développement supplémentaires. Sources Partager sur :

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